Jouets pour enfants saisis par le ministère qatari du Commerce et de l'Industrie le 20 décembre 2021. Photo tirée du compte Twitter de l'agence de presse qatarie QNA.
Ils ont l’air innocent, ces objets multicolores à la mode qui promettent de reproduire à l’infini le sentiment de satisfaction ressenti en faisant éclater du papier bulle. Pourtant, le ministère qatari du Commerce et de l’Industrie a confisqué ces jouets pour enfants dans de nombreux magasins lundi dernier, jugeant qu’ils étaient contraires aux valeurs de l’islam. A cette occasion, le Qatar a appelé ses citoyens à dénoncer « tous les produits aux logos et designs contraires à ses coutumes et traditions ». Sans le dire explicitement, ce sont les couleurs arc-en-ciel, reconnues universellement comme celles de la cause LGBTQ, qui sont mises en cause dans un pays où l’homosexualité est illégale. Alors que Doha se prépare à accueillir la Coupe du monde de football en novembre et décembre prochains, l'émirat veut se montrer ouvert, tolérant et respectueux des droits de l’homme, notamment envers la communauté gay. Sans toutefois renoncer à son interprétation stricte de l’islam. Un équilibre difficile à trouver, et dont les écarts suscitent les critiques des organisations de défense des droits, qui espèrent profiter de la compétition sportive pour attirer l’attention sur ces thématiques et faire pression pour obtenir des avancées.
A l’approche de la FIFA 2022, le Qatar semble avoir fait des concessions sur le dossier sensible de la communauté LGBTQ, dont la protection légale est inexistante dans le pays. Après avoir fait récemment son coming out public, le footballeur australien Josh Cavallo a exprimé ses craintes de venir jouer dans l’émirat gazier, où l’homosexualité est passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à 7 ans. En réponse, l’organisateur de la prochaine Coupe du monde, Nasser al-Khater, a assuré dans un entretien à la chaîne CNN que « personne ne se sentait menacé ou en danger au Qatar », précisant que « les manifestations publiques d’affection sont mal vues au Qatar, pour tout le monde, absolument tout le monde ». Par ailleurs, David Beckham, qui vient de signer un contrat de plus de 200 millions de dollars sur dix ans pour faire figure d’ambassadeur culturel du Qatar, a affirmé avoir obtenu au préalable des garanties sur la liberté des fans de brandir le drapeau arc-en-ciel lors des matchs. Une exigence réitérée la semaine dernière par la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura, qui a précisé que « chaque jour, nous souhaitons que le monde sache que notre organisation a des valeurs claires : promouvoir et protéger tous les droits humains, partout et tout le temps ».
Qataris vs. étrangers
Des observateurs soulignent néanmoins que ces règles ne s'appliqueront que pour les étrangers, et tant que le pays est sous le feu des projecteurs. En novembre dernier, Lewis Hamilton a pu porter un casque aux couleurs arc-en-ciel pour le Grand prix de Formule 1 du Qatar, portant le slogan « We stand together » (nous sommes solidaires). De leur côté, les rares qataris LGBTQ qui témoignent anonymement de leur situation dans le pays partagent une peur constante d’être découverts, arrêtés, voire torturés. Vivant dans le secret et la honte d’être « nés comme ça », ils en viennent à souhaiter pouvoir prendre une « pilule magique » qui changerait leur orientation sexuelle. Une discrétion imposée aussi par la censure et le contrôle des activités en ligne liées à la communauté LGBTQ, notamment les sites de rencontre, qui l’excluent de facto du domaine public. L’organisation Human Rights Watch s’inquiète de persécutions possibles, d’autant plus que des nouveaux outils de surveillance électroniques ont été installés dans les stades flambants neufs, resserrant encore plus l’étau autour des Qataris de la communauté. Des internautes ont certes exprimé sur Twitter leur incompréhension face au retrait des jouets multicolores, demandant avec dérision : « Que feront-ils s'il pleut et qu'un arc-en-ciel se forme dans le ciel ? Le saisiront-ils aussi ? ». Cependant, les commentaires ne portent pas directement sur le fond du problème, preuve s’il en faut que le sujet est un terrain miné, ou du moins qu’il n’est pas ouvert au débat.
Relativement conservatrice, la société qatarie ne semble pas vraiment préoccupée par ces atteintes aux libertés individuelles des personnes LGBTQ, considérées par beaucoup comme des déviants. L’année dernière, un colloque qui devait se tenir à la Northwestern University du Qatar avec le groupe Mashrou’ Leila sur les révolutions des médias dans le monde arabe a été annulé pour des raisons de sécurité et déplacé aux États-Unis. Ce report faisait suite à une campagne sur Twitter dénonçant la promotion par l’université de valeurs contraires à l’islam et au Qatar, alors que le chanteur du groupe libanais affiche ouvertement son homosexualité. Plus récemment, la chaîne sportive qatarie beIN a été accusée d’attiser l’homophobie après avoir laissé libre cours aux déclarations de l’ancienne star du ballon rond égyptien, Mohammed Aboutrika, considéré comme terroriste dans son pays pour avoir financé les Frères musulmans et exilé depuis à Doha. Dans le contexte d’une opération de sensibilisation organisée par certains clubs de football britanniques, celui-ci avait déclaré que l’homosexualité était « contraire à la nature humaine » et « incompatible » avec l’islam, appelant les musulmans à jouer un rôle pour éliminer cette « dangereuse idéologie ». S’il semble avoir reçu une brimade, ses sorties haineuses n’ont pas mené à son éviction en tant qu’expert footballistique de la chaîne qatarie, mais surtout, elles n’ont pas remué les foules.




Les Français sont dans leur grande majorité blancs , catholiques et hétérosexuels . Les LGBT toutes tendances confondues ne représentent pas 5% de la population française , ce qui ne les empêchent pas de vouloir jouir de privilèges exorbitants en s'attaquant à la langue française et en niant la dualité de la race humaine composée d'hommes et de femmes .Il n'y a pas d'autre sexe et prétendre le contraire nous mène droit à la dictature !
18 h 26, le 28 décembre 2021