La Bourse de Santiago a sanctionné hier le triomphe de la gauche et la victoire de Gabriel Boric sur l’extrême droite à la présidentielle au Chili, en ouvrant sur une forte baisse. Gabriel Boric, devenu à 35 ans l’un des plus jeunes dirigeants de la planète, a été élu dimanche avec un million de voix d’avance sur son adversaire d’extrême droite (55,9 % contre 44,1 %), sur la promesse de la mise en place d’un État-providence, un changement d’ampleur dans le pays considéré comme le laboratoire du libéralisme en Amérique latine mais devenu le plus inégalitaire de
l’OCDE. Une victoire mal accueillie par la Bourse de Santiago, qui a fondu de 6,83 % à l’ouverture, avant de se reprendre, au-dessous de 4 %. Le dollar a lui dépassé son plus haut niveau par rapport au peso depuis le 18 mars 2020. Le candidat d’extrême droite José Antonio Kast avait les faveurs des marchés avec son programme ultralibéral. Le président élu entend mener une grande réforme fiscale pour faire participer les plus riches à son programme de meilleur accès à la santé, à l’éducation et à la création d’un nouveau système de retraite, aujourd’hui entièrement privé.


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