Les négociateurs sur le nucléaire iranien se sont quittés hier en faisant état de légers progrès. « Quelques avancées sur le plan technique ont été réalisées au cours des dernières 24 heures » de réunion à Vienne pour sauver l’accord de 2015, toutefois « il reste très peu d’espace pour ces négociations », ont déclaré d’une même voix des hauts diplomates de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni (E3). Réunis avec leurs homologues d’Iran, de Chine et de Russie, ils ont bouclé la septième session de négociation après plusieurs jours d’intenses pourparlers et n’ont pas fixé de date, espérant se retrouver avant le Nouvel An. Le chef de la délégation iranienne Ali Bagheri a souhaité retourner à Téhéran, selon l’E3 qui a déploré « une interruption décevante » dans les pourparlers, pour une raison indéterminée. L’ensemble des autres partenaires étaient « prêts à poursuivre les discussions », ont-ils souligné, appelant les Iraniens à les « reprendre rapidement » et à accélérer le rythme. « Nous n’avons pas des mois devant nous, mais plutôt des semaines », a abondé le coordinateur de l’Union européenne (UE), Enrique Mora. L’enjeu des discussions vise à faire revenir les États-Unis dans l’accord, Washington y participant de manière indirecte. Ce pacte s’est délité à la suite du retrait unilatéral de
Washington en 2018 sous la présidence de Donald Trump, qui avait rétabli les sanctions. En riposte, l’Iran, qui dément vouloir se doter de la bombe, s’est progressivement affranchi des limites imposées à son programme nucléaire.

