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Monde - Ukraine

Les Occidentaux prêts à la riposte pour dissuader Moscou

Les Occidentaux prêts à la riposte pour dissuader Moscou

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg (droite) saluant le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, hier. John Thys/AFP

L’OTAN et l’UE ont rejeté hier la volonté de veto de la Russie sur la possible adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique et appelé Moscou et Kiev à renouer le dialogue sous peine d’une riposte en cas d’agression militaire russe.

« Nous ne ferons aucun compromis sur le droit de l’Ukraine à choisir sa propre voie, sur le droit de l’OTAN à protéger et à défendre tous ses membres, et sur le fait que l’OTAN a un partenariat avec l’Ukraine », a affirmé le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, après une rencontre à Bruxelles avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

La Russie exige que l’OTAN renonce « formellement » à sa décision de 2008 d’ouvrir la porte à l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie, ce à quoi le Kremlin s’oppose catégoriquement.

« Il faut éviter d’entrer dans le jeu de Moscou », a expliqué hier le représentant d’un État européen. « Face à la pression militaire exercée par la Russie, il faut éviter les erreurs : accepter les conditions posées serait un acte de faiblesse, mais il faut aussi éviter l’escalade. »

La Russie a remis mercredi dernier à la secrétaire d’État adjointe américaine chargée de l’Europe Karen Donfried, lors de sa visite à Moscou, une liste de « propositions » sur les garanties juridiques réclamées à l’OTAN. Mme Donfield s’est rendue hier à Bruxelles pour présenter ces propositions aux ambassadeurs des États membres de l’Alliance, a-t-on appris de sources diplomatiques à l’OTAN.

Jens Stoltenberg a officialisé une fin de non-recevoir à Moscou, tandis que les Alliés ont montré leur détermination à ne pas plier. Réunis en sommet hier à Bruxelles, les dirigeants des pays de l’Union européenne – dont 21 sont membres de l’OTAN – ont de leur côté lancé un double message au président russe Vladimir Poutine : ils ont averti qu’une nouvelle intervention en Ukraine aurait des « conséquences très graves » et ils ont appelé Moscou à dialoguer avec Kiev.

Aucune annonce sur la riposte n’était toutefois attendue à l’issue de la réunion des chefs d’État et de gouvernement des Vingt-sept, qui s’est déroulée à huis-clos, sans conseillers et avec les téléphones débranchés pour permettre « une discussion ouverte ».

Laisser Moscou « dans l’incertitude »

« Laisser l’adversaire dans l’incertitude est le meilleur moyen d’utiliser l’arme des sanctions », a souligné un diplomate européen. « Il nous a été demandé de préparer des options. Nous sommes prêts. En cas de nouvelle agression militaire, le coût à payer par la Russie sera très élevé et il y aura des conséquences graves », avait assuré mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

« La Russie utilise la force militaire pour exercer une pression. Nous devons être bien préparés », a confirmé hier le Premier ministre slovène Janez Jansa.

Le gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne, récemment achevé mais pas encore entré en service, « est une pièce du grand puzzle », a pour sa part déclaré le chef du gouvernement polonais Mateusz Morawiecki.

Le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz ne s’est pas encore ouvertement prononcé pour l’utilisation du gazoduc comme levier contre Moscou, car le sujet divise au sein de sa coalition, confie néanmoins une source diplomatique.

Partisan de sanctions préventives, Volodymyr Zelensky n’a pas caché sa déception devant l’attentisme de l’UE : « Beaucoup de dirigeants européens ne comprennent généralement pas ce qui se passe à nos frontières », a-t-il déploré.

Alors que les forces ukrainiennes combattent dans la région du Donbass (Est) des forces séparatistes prorusses que Moscou est accusé de soutenir, M. Zelensky s’est engagé à « ne pas céder aux provocations » et à n’avoir « aucune attitude agressive ».

Faire revenir la Russie à la table des négociations ne sera toutefois pas chose aisée: « Moscou ne veut pas revenir au format Normandie et veut négocier avec les États-Unis », a reconnu le diplomate européen.

Dans cette configuration diplomatique instaurée lors d’un sommet à Minsk en 2015 et acceptée par Vladimir Poutine, la France et l’Allemagne jouent le rôle de modérateurs dans les pourparlers entre les deux belligérants.

« Les Américains soutiennent le retour à ce format pour les négociations et des pourparlers sont en cours avec Moscou. Mais rien n’est encore calé », a confié le diplomate européen.

Source : AFP

L’OTAN et l’UE ont rejeté hier la volonté de veto de la Russie sur la possible adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique et appelé Moscou et Kiev à renouer le dialogue sous peine d’une riposte en cas d’agression militaire russe.« Nous ne ferons aucun compromis sur le droit de l’Ukraine à choisir sa propre voie, sur le droit de l’OTAN à protéger et à défendre tous ses membres, et sur le fait que l’OTAN a un partenariat avec l’Ukraine », a affirmé le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, après une rencontre à Bruxelles avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.La Russie exige que l’OTAN renonce « formellement » à sa décision de 2008 d’ouvrir la porte à l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie, ce à quoi le Kremlin s’oppose...
commentaires (1)

Le refrain d'un possible envahissement de l'Ukraine par la Russie est insensé et ridicule. L'UE,et notamment la France et l'Allemagne qui jouent le rôle de "modérateurs",doivent éviter une escalade dangereuse entre la Russie et l'OTAN . M.Z

M.Z

21 h 27, le 17 décembre 2021

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Commentaires (1)

  • Le refrain d'un possible envahissement de l'Ukraine par la Russie est insensé et ridicule. L'UE,et notamment la France et l'Allemagne qui jouent le rôle de "modérateurs",doivent éviter une escalade dangereuse entre la Russie et l'OTAN . M.Z

    M.Z

    21 h 27, le 17 décembre 2021

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