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Culture

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Prix

Le prestigieux Turner récompense Array Collective

Un collectif d’artistes nord-irlandais, Array Collective, dont les œuvres se veulent un écho aux problèmes de l’Irlande du Nord, a remporté le prix Turner, une prestigieuse récompense britannique d’art contemporain.

Cinq collectifs d’artistes avaient été nommés parmi les finalistes, une première, plutôt que des artistes individuels, après l’annulation de la précédente édition en raison de la pandémie.

Array Collective, un groupe de onze artistes de Belfast travaillant ensemble depuis 2016, les premiers dans la province britannique à recevoir le prix, a été récompensé « pour ses œuvres optimistes et dynamiques qui répondent à des problèmes sociaux et politiques urgents affectant l’Irlande du Nord, avec humour, sérieux et beauté », a expliqué la Tate Britain dans un communiqué.

Le musée a ajouté que le jury avait été « impressionné » par la capacité du collectif à « traduire son activisme et ses valeurs », en art, cherchant notamment à bousculer les idées dominantes sur l’identité religieuse et ethnique en Irlande du Nord.

Alex Farquharson, le directeur de la Tate Britain qui préside le jury, a souligné qu’Array Collective abordait des sujets aussi sérieux et variés que les droits des personnes LGBT+, le féminisme ou le sectarisme, avec « doigté » et « convivialité », lors de la cérémonie de remise du prix à la cathédrale de Coventry (centre de l’Angleterre), capitale britannique de la culture en 2021.

Outre Array Collective, il y avait parmi les finalistes les collectifs Black Obsidian Sound System, Cooking Sections, Gentle/Radical et Project Art Works.

Ils ont été salués pour leurs œuvres socialement engagées et leurs « pratiques collaboratives » qui « reflètent la solidarité et l’esprit communautaire affichés dans la réponse à la pandémie ».

Basés à Londres, Cardiff ou Hastings, ces collectifs se penchent sur l’organisation du monde à travers la nourriture, veulent favoriser le rapprochement entre communautés, favorisent l’expression artistique de personnes souffrant d’un handicap mental ou s’interrogent sur les normes dominantes de la culture sound system au sein de la diaspora africaine.

Le lauréat remporte 25 000 livres (28 800 euros), les autres finalistes touchant chacun 10 000 livres.

Leurs œuvres sont exposées dans un musée de Coventry, le Herbert Art Gallery and Museum.

En 2020, le prix Turner avait été remplacé par des bourses destinées à soutenir dix artistes durant la pandémie, qui a mis à genoux le secteur culturel.

Créé en 1984, le Turner Prize, nommé en hommage au peintre William Turner, est réputé pour son anticonformisme et familier des controverses.

Design

« Le beau au prix du laid » : le design populaire entre au musée

Mobilier, vêtements, déco : le design populaire né de la collaboration entre des artistes et la grande distribution entre au Musée des arts décoratifs à Paris, qui célèbre « le beau au prix du laid ».

« C’est la première fois que la grande distribution entre dans un musée », a déclaré à l’AFP Marianne Brabant, assistante de conservation au département moderne et contemporain du MAD et commissaire de l’exposition Le design pour tous : de Prisunic à Monoprix qui s’est ouverte hier jeudi 2 décembre et qui se déroule jusqu’au 15 mai 2022.

« Les deux enseignes ont su démocratiser le beau, le rendre accessible à tous », souligne-t-elle.

Avec 500 œuvres, l’exposition revient sur les plus grands succès des collaborations initiées dans les années 1960 par Prisunic et poursuivies depuis les années 2000 par Monoprix avec des designers de renom comme Terence Conran, Marc Held, India Mahdavi, Constance Guisset ou Ionna Vautrin.

« L’idée est de montrer comment le design populaire trouve sa place au musée. Le design, ce n’est pas forcément un objet inaccessible qu’on trouve en galerie », souligne Marianne Brabant.

« Le beau au prix du laid » devient le slogan officiel créé par Denise Fayolle, directrice du bureau du style de Prisunic créé en 1957 et qui impulse les premières collaborations avec des créateurs.

En 1997, Prisunic fusionne avec Monoprix qui prend le relais pour rendre le design accessible à tous.

La scénographie de l’exposition est réalisée par l’architecte et designer India Mahdavi. Elle fait des clins d’œil aux « artefacts » issus de la grande distribution comme les caisses enregistreuses ou vitrines frigo où sont exposés chariots à provisions dorés ou des objets déco.

Les signalétiques évoquant les tickets de caisse guident le visiteur d’une salle de parapluies colorés où l’on entend la pluie tomber vers une cuisine du Corbusier réalisée d’après un projet de Charlotte Perriand pour la Cité radieuse de Marseille, investie d’ustensiles et de vaisselle Monoprix.

Les petites robes noires dessinées en 2013 pour Monoprix par cinq couturiers dont Alexis Mabille et Hussein Chalayan habillent la chambre de Jean Prouvé pour la Cité universitaire d’Antony (Hauts de Seine).


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