Rechercher
Rechercher

Lifestyle - Musique

Joséphine Baker, une icône noire au Panthéon français

Joséphine Baker, une icône noire au Panthéon français

Joséphine Baker lors d’un gala franco-américain au château de Versailles, le 27 novembre 1973. Photo AFP

Première artiste noire célébrée en France, héroïne de la Résistance et militante antiraciste, Joséphine Baker a fait hier son entrée au Panthéon français, lors d’une cérémonie présidée par Emmanuel Macron qui a célébré une vie « placée sous le signe de la quête de liberté et de justice ». Me revoilà Paris, l’une de ses plus célèbres chansons, a retenti hier après-midi, lançant la cérémonie solennelle devant l’édifice néoclassique au cœur de Paris, considéré comme « le temple laïc de la République » française. L’icône des années folles, née en 1906 aux États-Unis avant d’adopter la nationalité française, ne sera que la sixième femme sur 80 personnages illustres à être accueillie au Panthéon, dont le fronton proclame « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ». Sa panthéonisation intervient 46 ans après sa mort, le 12 avril 1975 à l’âge de 68 ans, trois jours après avoir fêté ses noces d’or sur la scène. « Artiste de music-hall de renommée mondiale, engagée dans la Résistance, inlassable militante antiraciste, elle fut de tous les combats qui rassemblent les citoyens de bonne volonté, en France comme de par le monde (...). Elle est l’incarnation de l’esprit français », a souligné Emmanuel Macron.


Une image de Joséphine Baker datée du 1er janvier 1930. Photo AFP

Lundi soir déjà, aux États-Unis, l’empire State Building, emblématique gratte-ciel new-yorkais, s’était allumé aux couleurs de la France pour honorer Joséphine Baker. Était présent à la cérémonie Jari Bouillon-Baker, l’un des douze enfants adoptés aux quatre coins du monde par la vedette franco-américaine pour affirmer son attachement à l’universalisme, sa « tribu arc-en-ciel », dont onze sont toujours vivants. Aujourd’hui âgé de 68 ans et résident new-yorkais, Jari Bouillon-Baker a surtout voulu rendre hommage à « notre maman » et à « l’amour qu’elle avait pour nous ». À New York également, le restaurant Chez Joséphine, fondé par celui qui fut considéré comme son treizième enfant adopté, Jean-Claude Baker, lui rend toujours hommage.


La foule était immense aux obsèques de Joséphine Baker, le 15 avril 1975, trois jours après son décès à l’âge de 68 ans. Photo AFP

Née dans la misère aux États-Unis, à Saint-Louis dans le Missouri, Joséphine Baker avait tenté de percer à New York, avant de choisir Paris et la France. Elle ravit le tout Paris en dansant le charleston, seins nus, dans un déchaînement de batterie-jazz. Au cabaret des Folies Bergère, la « Vénus d’ébène » se joue des fantasmes coloniaux en se produisant vêtue d’une simple ceinture de bananes, aux côtés d’une panthère vivante. La première chanson qu’elle interprète, J’ai deux amours, mon pays et Paris, en 1930 au Casino de Paris, la consacre.

Source : AFP


Première artiste noire célébrée en France, héroïne de la Résistance et militante antiraciste, Joséphine Baker a fait hier son entrée au Panthéon français, lors d’une cérémonie présidée par Emmanuel Macron qui a célébré une vie « placée sous le signe de la quête de liberté et de justice ». Me revoilà Paris, l’une de ses plus célèbres chansons, a retenti...

commentaires (1)

J'ai deux zemours ...

Chucri Abboud

12 h 15, le 02 décembre 2021

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • J'ai deux zemours ...

    Chucri Abboud

    12 h 15, le 02 décembre 2021

Retour en haut