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Sport - Zone Europe

Le réveil brutal de l’Italie après les « Nuits magiques »

Tombeuse de géants, la Suisse sera du voyage au Qatar.

Le réveil brutal de l’Italie après les « Nuits magiques »

Le milieu italien Jorginho (à gauche) et le milieu nord-irlandais Gavin Whyte se disputant le ballon lundi soir à Belfast. Les Italiens, champions d’Europe en titre, n’ont pu faire mieux qu’un match nul (0-0) et devront passer par les barrages pour se qualifier au Mondial 2022 de football au Qatar. Paul Faith/AFP

Quatre mois seulement après avoir enchanté l’Europe avec ses « Nuits magiques », l’Italie du sélectionneur Roberto Mancini est redevenue quelconque, renvoyée à la case barrages et menacée de rater la Coupe du monde de football pour la seconde fois de suite.

Le terne nul (0-0) en Irlande du Nord, lundi soir, a confirmé les difficultés actuelles des champions d’Europe : deux victoires seulement lors des sept matches joués depuis le sacre de Wembley, pour quatre nuls et une défaite, celle contre l’Espagne en Ligue des nations en octobre dernier qui a mis fin à la série record de 37 matches sans défaite. La qualification pour le Qatar était pourtant en très bonne voie après les trois victoires initiales en mars (six buts marqués, aucun encaissé). Mais cette avance s’est évaporée depuis l’été, avec seulement quatre nuls lors des cinq derniers matches, deux contre le rival direct suisse, mais aussi deux inattendus, contre la Bulgarie à Florence et lundi à Belfast. Pas vraiment digne d’un champion d’Europe.

Les héros italiens de l’Euro ont été aux abonnés absents lors des matches décisifs de novembre. Marco Verratti et Giorgio Chiellini (forfaits) ont été rattrapés par leurs blessures régulières qui n’en font que des intermittents de la Nazionale ces dernières années. Ceux qui étaient sur le terrain ne les ont pas fait oublier. Lorenzo Insigne, Nicolo Barella, Federico Chiesa, Domenico Berardi, Manuel Locatelli... Tous ceux qui ont illuminé l’Euro par leur enthousiasme et leurs buts ont été fantomatiques à Belfast. Jorginho, celui à qui tout réussissait avec Chelsea et l’Italie, au point d’être cité parmi les prétendants au Ballon d’or, symbolise cette grosse fatigue automnale : incapable de changer le rythme et coupable d’avoir raté les deux penalties qui auraient tout changé contre la Suisse, le « Professeur » a hérité de la plus mauvaise note des Italiens à Belfast. C’est le problème récurrent de l’Italie de Mancini : l’absence d’un buteur efficace, offrant un point d’appui en attaque. Ciro Immobile, a priori l’homme idoine, peine toujours à marquer autant en Nazionale qu’avec la Lazio Rome. Et quand il est absent, comme lors des deux derniers matches (blessé), les Azzurri n’ont pas vraiment d’alternative crédible.

Au-delà des jambes lourdes, l’Italie fait aussi peine à voir dans son attitude, abandonnée par la légèreté et le goût du risque qui caractérisaient depuis trois ans la Nazionale. Malgré le discours rassurant du sélectionneur après chaque nouveau nul, les joueurs ont semblé être rattrapés par la peur et par le souvenir traumatisant de la non-qualification pour le Mondial 2018. Le souvenir de cette élimination aux barrages contre la Suède va les accompagner jusqu’en mars, où la qualification est loin d’être dans la poche avec de redoutables adversaires potentiels, en attendant le tirage au sort de ce 26 novembre : Portugal, Pologne, Russie ou... , de nouveau, la Suède.

De son côté, c’est bien la Suisse qui a barré la route du Qatar au champion d’Europe italien, profitant de la contre-performance de ce dernier à Belfast. Voilà l’étonnante Nati qualifiée pour son 5e Mondial consécutif, avec un rajeunissement prometteur et de belles ambitions à faire valoir. Qui aurait parié sur la sélection helvète début novembre, lorsqu’elle abordait ses deux derniers matches de qualification devancée par l’Italie à la différence de buts, avec un sélectionneur peu expérimenté et une foule de cadres blessés (le capitaine Granit Xhaka, Breel Embolo, Haris Seferovic...) ? Mais l’équipe dirigée par Murat Yakin a cru en son destin, d’abord en allant obtenir un bon nul en Italie. Puis elle a dompté la Bulgarie (4-0) lundi soir, pendant que l’Italie s’embourbait donc en Irlande du Nord. De quoi terminer en tête du groupe C et chiper sur le fil un billet qualificatif pour le Mondial. De quoi aussi confirmer la réputation de coupeuse de têtes de la Suisse, qui avait déjà renversé la France en 8es de finale de l’Euro, cet été, au terme d’un scénario échevelé. Reste à savoir quel rôle la 14e nation au classement FIFA pourra avoir dans un an au Qatar, où elle espère enfin franchir l’obstacle des 8es de finale (trois éliminations à ce stade en quatre éditions depuis 2006).

Lundi soir, l’Angleterre également a validé son billet pour le Mondial 2022 au Qatar (21 novembre-18 décembre). Il y a désormais onze équipes qualifiées, pour un total de 32 sélections : Qatar (pays hôte),

Allemagne, Danemark, Brésil, France, Belgique, Croatie, Espagne, Serbie, Angleterre, Suisse.

Source : AFP

Quatre mois seulement après avoir enchanté l’Europe avec ses « Nuits magiques », l’Italie du sélectionneur Roberto Mancini est redevenue quelconque, renvoyée à la case barrages et menacée de rater la Coupe du monde de football pour la seconde fois de suite.Le terne nul (0-0) en Irlande du Nord, lundi soir, a confirmé les difficultés actuelles des champions d’Europe : deux victoires seulement lors des sept matches joués depuis le sacre de Wembley, pour quatre nuls et une défaite, celle contre l’Espagne en Ligue des nations en octobre dernier qui a mis fin à la série record de 37 matches sans défaite. La qualification pour le Qatar était pourtant en très bonne voie après les trois victoires initiales en mars (six buts marqués, aucun encaissé). Mais cette avance s’est évaporée depuis l’été,...
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