Le directeur général des Forces de sécurité intérieure (FSI), Imad Osman. Photo tirée du site internet des FSI
Les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont expliqué, lundi, que leur chef, le général Imad Osman, avait refusé de diffuser le mandat d'arrêt lancé par le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur la double explosion au port de Beyrouth, contre le député Ali Hassan Khalil, afin de ne pas enfreindre la Constitution, qui stipule qu'un député en exercice ne peut être arrêté pendant une session parlementaire. La nouvelle session parlementaire s'est ouverte le 19 octobre.
M. Khalil, bras droit du chef du mouvement Amal et président de la Chambre, Nabih Berry, est sous le coup d'un mandat d'arrêt depuis le 12 octobre, après qu'il eut refusé de se présenter devant le juge Bitar pour être entendu dans le cadre de l'instruction sur le drame du 4 août 2020. Il lui est notamment reproché d'avoir été au courant de la présence au port du chargement de nitrate d'ammonium, à l'origine de la déflagration, et de ne pas avoir pris de mesures pour s'en débarrasser, alors qu'il était à l'époque ministre des Finances, ministère dont dépendent les douanes.
Plusieurs médias avaient annoncé, lundi matin, que M. Osman avait refusé de diffuser le mandat d'arrêt lancé contre Ali Hassan Khalil. En réponse, les FSI ont souligné que leur directeur général avait envoyé à l'avocat général près la Cour de Justice une "clarification" à ce sujet. Selon ce document, cité par la police, l'article 40 de la Constitution stipule qu'un député ne peut être arrêté pendant une session en cours de la Chambre.
"Aucun membre de la Chambre ne peut, pendant la durée de la session, être poursuivi ni arrêté pour infraction à la loi pénale qu’avec l’autorisation de la Chambre, sauf en cas de flagrant délit", selon le texte constitutionnel. Le mandat d'arrêt avait toutefois été émis hors-session.
Quinze mois après le 4 août 2020, l'enquête locale peine à avancer, en raison des multiples ingérences et pressions politiques. Elle a provoqué, par ailleurs, une crise politique, le Hezbollah et le mouvement Amal réclamant la récusation du juge Bitar, menaçant sans cela de faire imploser le cabinet de Nagib Mikati, qui ne s'est plus réuni depuis le 12 octobre. Les autorités avaient rejeté l'éventualité d'une enquête internationale dès les premiers jours suivant le drame,


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