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Dernières Infos - Frontière maritime avec Israël

Le nouveau négociateur américain Amos Hochstein arrive à Beyrouth


Le nouveau négociateur américain Amos Hochstein arrive à Beyrouth

Une base de la Finul à Naqqoura, le long de la frontière libano-israélienne, le 11 novembre 2020. Photo REUTERS/Aziz Taher/File photo

Le haut conseiller pour la sécurité énergétique mondiale au département d'Etat américain,  Amos Hochstein, est arrivé mardi à Beyrouth, dans le cadre de sa nouvelle mission comme médiateur clé chargé des négociations indirectes entre le Liban et Israël sur la délimitation de leurs frontières maritimes. Amorcés il y a un an, ces pourparlers sont au point mort depuis mai, en raison de divergences sur la surface de la zone contestée entre les deux pays, toujours techniquement en guerre.

Durant sa tournée, Amos Hochstein "soulignera la volonté de l'administration (du président américain Joe) Biden d'aider le Liban et Israël à trouver une solution acceptée par les deux parties" au litige frontalier, selon un communiqué du département d'Etat américain. Le nouveau négociateur devra également "discuter des solutions durables à la crise énergétique" au Liban, est-il ajouté dans le communiqué, alors que le pays en plein effondrement économique est en proie depuis des mois à des pénuries draconiennes de courant, culminant à plus de 22h par jour.

Il était initialement prévu que la visite d'Amos Hochstein, qui remplace John Desrocher, ait lieu en même temps que celle de la sous-secrétaire d’État américaine pour les Affaires politiques Victoria Nuland, qui se trouvait jeudi dernier au Liban, mais son arrivée avait finalement été reportée sans explication.

Des négociations avaient démarré entre le Liban et l’État hébreu en octobre 2020 sur la base d’une zone contestée d’une superficie de 860 km², à partager entre les deux pays (la ligne 23 qui délimite le triangle des 860 km², adoptée par le gouvernement de Fouad Siniora en 2011). La ligne Hof, du nom du diplomate américain Frederic Hof qui avait joué les médiateurs entre les deux parties entre 2010 et 2012, attribuait au Liban 55% de cette zone contre 45% à Israël. Le Liban avait ensuite fait monter les enchères pendant les négociations, réclamant une zone supplémentaire de 1.430 km² dans le tracé de la frontière maritime avec Israël, mais ces pourparlers avaient fini par être suspendus en décembre 2020. Le président libanais Michel Aoun avait alors fait de la revendication maximaliste libanaise son cheval de bataille, avant de s’abstenir de signer le décret amendant la superficie de la zone réclamée par Beyrouth. Face aux revendications libanaises qu'il jugeait excessives, l’État hébreu avait menacé d’élaborer un tracé maximaliste de son cru qui aurait empiété sur quatre blocs libanais et bloqué toute négociation. Jusqu'à présent, aucune date n'a été fixée pour une nouvelle session de ces pourparlers, alors que la résolution du litige est cruciale pour que le Liban puisse entamer l'exploration et l'exploitation de ses réserves d'hydrocarbures.

Début octobre, Israël avait affirmé être prêt à faire de nouveaux efforts pour résoudre son différend avec le Liban sur la délimitation de leurs eaux territoriales en Méditerranée, mais ne pas accepter que Beyrouth "dicte" les termes des pourparlers.


Le haut conseiller pour la sécurité énergétique mondiale au département d'Etat américain,  Amos Hochstein, est arrivé mardi à Beyrouth, dans le cadre de sa nouvelle mission comme médiateur clé chargé des négociations indirectes entre le Liban et Israël sur la délimitation de leurs frontières maritimes. Amorcés il y a un an, ces pourparlers sont au point mort depuis mai, en...