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Le président iranien visé par une plainte d'opposants en Ecosse


Le président iranien visé par une plainte d'opposants en Ecosse

Le président iranien Ebrahim Raïssi à Téhéran le 18 juin 2021. Photo AFP/Atta Kenare

Un groupe d'opposants iraniens en exil a annoncé mercredi avoir porté plainte auprès de la police écossaise pour génocide et violations des droits humains contre le nouveau président iranien Ebrahim Raïssi.

Ce groupe, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), estime que le dirigeant ultraconservateur doit être tenu responsable d'exécutions massives de détenus marxistes ou de gauche en 1988, à l'époque où il était procureur adjoint du tribunal révolutionnaire de Téhéran. "Raïssi devrait être reconnu responsable de génocide et des nombreux crimes contre l'humanité commis en tant que haut responsable du régime", a déclaré un membre du CNRI, Hossein Abedini, "la communauté internationale doit agir pour enquêter sur le massacre de 1988 et le rôle de Raïssi dans celui-ci".

Une plainte similaire a été déposée en Angleterre, qui dispose d'un système judiciaire différent.

Le CNRI, interdit en Iran, est la vitrine politique des Moudjahidine du peuple, groupe d'opposition armée au pouvoir islamique et organisation qualifiée de "secte terroriste" par Téhéran.

Pour M. Abedini, le président iranien devrait être arrêté s'il se rend à Glasgow pour y participer à la grande conférence de l'ONU sur le climat (COP26), prévue à partir du 31 octobre. Une "demande formelle" a été déposée en ce sens auprès de la police écossaise, selon lui.

Selon des militants des droits de l'homme, des milliers de personnes, dont des sympathisants ou membres des Moudjahidine du peuple ont été tuées dans des prisons en Iran sans procès sur ordre du Guide suprême de l'époque, l'ayatollah Rouhollah Khomeiny. Le président Ebrahim Raïssi, élu en juin, a été accusé par Amnesty International d'avoir été membre d'une "Commission de la mort" à l'origine des exécutions. Interrogé en 2018 et en 2020 sur ces exécutions, M. Raïssi a nié y avoir été impliqué, mais a rendu "hommage" à l'"ordre" donné selon lui par l'ayatollah Khomeiny de procéder à cette épuration. Il figure aussi sur la liste noire des responsables iraniens sanctionnés par Washington pour "complicité de graves violations des droits humains".

Struan Stevenson, un ancien député européen pour l'Ecosse, a indiqué avoir adressé, au nom du CNRI, une lettre au chef de la police écossaise Iain Livingstone pour demander que soit menée une enquête sur ces accusations de génocide et de crimes contre l'humanité. "Les plaignants (y) déclarent qu'eux, leurs proches ou codétenus ont été +soumis au crime de torture et à des exécutions à grande échelle+", a-t-il expliqué.


Un groupe d'opposants iraniens en exil a annoncé mercredi avoir porté plainte auprès de la police écossaise pour génocide et violations des droits humains contre le nouveau président iranien Ebrahim Raïssi.
Ce groupe, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), estime que le dirigeant ultraconservateur doit être tenu responsable d'exécutions massives de détenus marxistes...