Le siège de la Banque du Liban, le 23 avril 2020 à Beyrouth. Photo REUTERS/Mohamed Azakir
A moins d’une semaine du début de sa réunion annuelle d’automne avec le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) a mis à jour la fiche pays du Liban (soit le 7 octobre au moment de la publication de son rapport régional).
L’organisation s’attend que le Produit intérieur brut (PIB) du Liban se contracte de 10,5 % en 2021, soit un point de moins que ce qu’elle anticipait au printemps (9,5 %) dans l’édition du Lebanon Economic Monitor (LEM), où elle avait considéré que la crise libanaise était « probablement l’une des dix, voire l’une des trois pires crises que le monde a connues depuis le milieu du XIXe siècle ».
Cette estimation est plus pessimiste que les 8,3 % de baisse attendus par l’Institut de la finance internationale (l’association qui regroupe plusieurs centaines d’institutions financières à travers le monde) dans son rapport de septembre, ou encore la fourchette allant de -4,6 % à -6,6 % mise en avant par la Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (Cesao - Escwa) en juillet dernier.
Parmi les autres mises à jour, la BM s’attend que l’inflation grimpe à 130 % sur le même exercice, contre un curseur placé à +100% précédemment.
La prochaine édition du LEM doit être, en principe, publiée d’ici novembre. Les réunions annuelles d’automne entre la BM et le FMI sont programmées entre le 11 et le 17 octobre.


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