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Sport - Football / Ligue Des Nations

Belgique-France, entre revanche et reconquête

Au Mondial 2018, les Bleus avaient vaincu les Diables rouges, mais les deux équipes ont été décevantes à l’Euro.

Belgique-France, entre revanche et reconquête

L’enthousiasme entourant la demi-finale France-Belgique de la Ligue des nations est amplifié par l’historique particulier qui accompagne ce duel depuis le 10 juillet 2018, date de la victoire française en demi-finales du Mondial en Russie (photo). Buteur à Saint-Pétersbourg (1-0), Samuel Umtiti n’est toutefois plus dans le groupe des Bleus. François-Xavier Marit/AFP

L’heure des retrouvailles ! Tombeurs des Diables rouges au Mondial 2018 de football en Russie, les Bleus se mesurent à leur ancienne victime en demi-finales de Ligue des nations, cette nuit à Turin en Italie, un choc au goût de revanche et surtout de reconquête pour deux sélections décevantes à l’Euro. À près d’un an de la Coupe du monde 2022, un nouveau trophée se présente à la portée des champions du monde français, au bout d’un Final Four disputé entre le Juventus stadium à Turin et le stade San Siro à Milan.

Pour la deuxième édition de cette épreuve censée réinjecter de l’enjeu aux stages d’automne, le plateau est relevé. La première demi-finale a offert hier tard dans la nuit un autre « remake », entre l’Espagne et l’Italie qui étaient déjà opposées en demi-finales à l’Euro. De leur côté, les Belges, n° 1 mondiaux au classement FIFA (la Fédération internationale), gardent comme l’équipe de Didier Deschamps un souvenir plus mitigé de leur championnat d’Europe, terminé dès les 8es de finale pour les Bleus contre la Suisse aux tirs au but, et en quarts de finale pour les Diables rouges, battus par les futurs champions d’Europe italiens.

Quelques mois plus tard, les deux équipes rêvent d’une victoire référence contre une nation majeure du football européen. « Il y a une place en finale, c’est un titre en plus que vous mettrez où vous voulez dans l’échelle » des trophées internationaux, a insisté le sélectionneur français Didier Deschamps, anticipant « un combat ». « Quand il y a une compétition devant nous, on a l’envie de la gagner. Après une déception (comme à l’Euro), on a encore plus cette envie-là », a renchéri le défenseur Raphaël Varane.

L’enthousiasme est amplifié par l’historique particulier qui accompagne ce duel depuis le 10 juillet 2018, date de la victoire française en demi-finales du Mondial. Buteur à Saint-Pétersbourg (1-0), Samuel Umtiti n’est plus dans le groupe France, mais sa tête rageuse et sa célébration mémorable en « cassant la démarche » continuent de hanter la Belgique et sa génération dorée, toute proche cet été-là de rapporter son premier trophée majeur à ce pays de 11 millions d’habitants. « Il n’y a pas de revanche, mais plutôt la volonté de progresser, d’atteindre la finale et de profiter d’une fantastique affiche », a balayé le sélectionneur des Belges, Roberto Martinez. Le coach espagnol préfère mettre en avant les 38 matches qui ont suivi cette élimination rageante : la Belgique y a toujours marqué au moins une fois. Difficile, néanmoins, pour les Diables rouges d’occulter l’amer souvenir : « On sait que ça va être un match spécial de par le passé, de par cette demi-finale, mais il ne faut pas se mettre trop de pression par rapport à ça », a glissé le milieu de terrain Axel Witsel.

Dans un Juventus stadium à la capacité réduite de moitié en raison des restrictions sanitaires, soit 20 000 places au maximum, le duel aura moins lieu en tribunes – 3 000 tickets alloués à chaque fédération – que sur la pelouse. Paul Pogba contre Kevin De Bruyne, Karim Benzema contre Romelu Lukaku, Kylian Mbappé contre Eden Hazard... Les oppositions de style existent à tous les postes, malgré un forfait de marque côté français, celui de N’Golo Kanté. Cela place Deschamps dans la même configuration que contre la Finlande, début septembre, rencontre la plus aboutie de la rentrée (2-0) après deux inquiétants matches nuls contre la Bosnie et en Ukraine (1-1). Ce soir-là, le technicien avait opté pour une défense à trois qu’il pourrait reconduire, un milieu Paul Pogba/Adrien Rabiot et un étincelant trio Antoine Griezmann/Karim Benzema/Anthony Martial en l’absence de Kylian Mbappé sur blessure.

Le joueur du Paris SG âgé de 22 ans, omniprésent dans la presse depuis le début de la semaine, est de retour et postule logiquement à une 50e sélection avec une titularisation dans le « triangle d’or » des Bleus. Benjamin Pavard et Lucas Hernandez sont eux aussi de retour. Ce dernier rêve de connaître une première apparition internationale aux côtés de son petit frère Theo, du jamais-vu en Bleu depuis Patrick et Hervé Revelli en mars 1974.

Source : AFP

L’heure des retrouvailles ! Tombeurs des Diables rouges au Mondial 2018 de football en Russie, les Bleus se mesurent à leur ancienne victime en demi-finales de Ligue des nations, cette nuit à Turin en Italie, un choc au goût de revanche et surtout de reconquête pour deux sélections décevantes à l’Euro. À près d’un an de la Coupe du monde 2022, un nouveau trophée se présente à la portée des champions du monde français, au bout d’un Final Four disputé entre le Juventus stadium à Turin et le stade San Siro à Milan.Pour la deuxième édition de cette épreuve censée réinjecter de l’enjeu aux stages d’automne, le plateau est relevé. La première demi-finale a offert hier tard dans la nuit un autre « remake », entre l’Espagne et l’Italie qui étaient déjà opposées en demi-finales à l’Euro....
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