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Dernières Infos - Crise Au Liban

Raï met en garde contre les ingérences politiques dans le travail du gouvernement


Raï met en garde contre les ingérences politiques dans le travail du gouvernement

Le patriarche maronite Béchara Raï. Photo d'archives Dalati et Nohra

Le patriarche maronite, Béchara Raï, a mis en garde vendredi contre les "ingérences politiques" dans le travail du gouvernement et exprimé l'espoir que la nouvelle équipe ministérielle œuvrera au redressement de l'Etat, à l'issue d'un  entretien avec le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, à Baabda.

Le prélat a estimé que le nouveau gouvernement permettra à l'Etat de se redresser "à condition que les chefs politiques n'interfèrent pas dans le travail des ministres et du pouvoir judiciaire", ajoutant que "les ingérences engendrent une obstruction". Le patriarche a ainsi souligné que "la séparation des pouvoirs est essentielle, tout comme la séparation de la religion et de l'Etat".

"Tant que nous avons un gouvernement formé de personnes compétentes, il ne faut pas avoir peur pour le Liban", a assuré Mgr Raï, estimant que "le gouvernement donne une lueur d'espoir aux Libanais qui souffrent". Interrogé au sujet de la déclaration ministérielle du nouveau gouvernement qui a obtenu la confiance du Parlement lundi dernier, il a affirmé qu'il accorde "une confiance totale" à la nouvelle équipe ministérielle.

Concernant les élections législatives prévues en mai 2022, le chef de l'Eglise maronite a appelé le Parlement à veiller sur le droit des Libanais de la diaspora de voter à l'étranger. "Dans  beaucoup de pays, des citoyens de la diaspora participent aux élections. Le Parlement doit élaborer une loi pour que les Libanais de la diaspora exercent leur droit électoral", a-t-il souligné.

Selon certaines informations, il serait question d’une annulation du droit des émigrés de voter à l’étranger, sous prétexte d'un manque de moyens logistiques et financiers. De source parlementaire informée, on estime que l’annulation de la clause de la loi accordant six sièges (trois chrétiens et trois musulmans) à la diaspora est également sur la table.

Le Liban, qui est resté treize mois sans cabinet actif, continue de s'enliser dans la pire crise socio-économique et financière de son histoire contemporaine. Les Libanais, ainsi que les communautés arabe et internationale, espèrent que le gouvernement de Nagib Mikati mettra en place des réformes pour freiner l'effondrement et relancera les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour débloquer les aides internationales promises. Les élections législatives, présidentielle et municipales en 2022 sont perçues par nombre de Libanais comme un premier tremplin vers le changement auquel ils aspirent. 

Commentant l'importation de mazout iranien par le Hezbollah via la Syrie sur fond de graves pénuries dans le pays, le cardinal Raï a dénoncé, une nouvelle fois, cette "dérogation à la souveraineté du Liban". Dans son homélie dominicale, il avait déploré "des pratiques et des prises de position opposées à l'entité et aux institutions" du Liban.

Plusieurs convois composés de camions-citernes chargés de carburant iranien sont arrivés il y a une semaine dans la Békaa. Ces véhicules avaient été acheminés via la Syrie, afin d'éviter que le Liban ne soit directement visé par des sanctions américaines, imposées normalement sur toutes les importations iraniennes et toute transaction financière avec Téhéran. Un deuxième bateau chargé de mazout iranien est arrivé au port de Banias en Syrie pour décharger sa cargaison, avant qu'elle ne soit acheminée au Liban, a annoncé vendredi le Hezbollah.

Le patriarche maronite, Béchara Raï, a mis en garde vendredi contre les "ingérences politiques" dans le travail du gouvernement et exprimé l'espoir que la nouvelle équipe ministérielle œuvrera au redressement de l'Etat, à l'issue d'un  entretien avec le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, à Baabda.Le prélat a estimé que le nouveau gouvernement permettra à l'Etat de se redresser "à condition que les chefs politiques n'interfèrent pas dans le travail des ministres et du pouvoir judiciaire", ajoutant que "les ingérences engendrent une obstruction". Le patriarche a ainsi souligné que "la séparation des pouvoirs est essentielle, tout comme la séparation de la religion et de l'Etat"."Tant que nous avons un gouvernement formé de personnes compétentes, il ne faut pas avoir peur pour le Liban", a assuré Mgr Raï,...