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Dernières Infos - Crise au Liban

Suppression des subventions : Haroun met en garde contre un accès encore plus difficile aux soins de santé

Suppression des subventions : Haroun met en garde contre un accès encore plus difficile aux soins de santé

Le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun. Photo ANI

Le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a une nouvelle fois mis en garde mercredi contre une "catastrophe sanitaire dans les deux semaines à venir" si les subventions sur les carburants sont supprimées et qu'un taux de 8.000 livres libanaises est adopté pour les importations d'équipements médicaux, estimant que ces facteurs rendront encore plus difficile l'accès aux soins de santé. 

"Nous sommes au bord d'une catastrophe sanitaire dans les deux prochaines semaines si les subventions sont supprimées sur les carburants. Même les personnes aisées ne pourront plus se soigner", a affirmé M. Haroun dans un entretien radiophonique. Le syndicaliste a en outre indiqué avoir été informé d'un arrêt prochain de l'importation subventionnée des équipements médicaux, "ce qui constitue un danger pour la situation sanitaire dans le pays". Selon lui, le taux de 8.000 LL contre un dollar pourrait être adopté pour les importations. Il a craint que ces changements apportés au mécanisme de subventions provoquent une hausse des frais des soins médicaux, les rendant encore plus difficiles d'accès, au moment où 75% des Libanais vivent dans la pauvreté, selon le dernier rapport de l'Escwa.

Le mois dernier, les responsables libanais avaient annoncé une suppression partielle des subventions par la Banque du Liban sur le carburant et le calcul des prix selon un taux de 8.000 LL pour un dollar jusqu’à fin septembre, contre 3.900 livres depuis fin juin. Cette décision n’a pas débloqué la crise des carburants dans le pays, due en partie au stockage illégal de ces produits et à la contrebande vers la Syrie. Mardi, le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, avait affirmé que les subventions sur le carburant allaient être supprimées d'ici quelques jours, afin de "soulager le marché". Entre-temps, les pénuries de carburants continuent de paralyser de nombreux secteurs dans le pays qui poursuit son effondrement socio-économique. Les hôpitaux privés et gouvernementaux ont en effet besoin de mazout pour faire fonctionner leurs générateurs privés durant les heures de rationnement en courant, Electricité du Liban ayant drastiquement rationné son approvisionnement depuis plusieurs semaines. Les établissements sanitaires demeurent également paralysés par des pénuries de médicaments et d'équipements médicaux depuis des mois, les autorités se révélant incapables de résoudre la crise.


Le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a une nouvelle fois mis en garde mercredi contre une "catastrophe sanitaire dans les deux semaines à venir" si les subventions sur les carburants sont supprimées et qu'un taux de 8.000 livres libanaises est adopté pour les importations d'équipements médicaux, estimant que ces facteurs rendront encore plus difficile l'accès...