Novak Djokovic (sur la photo) n’est plus qu’à cinq victoires de réussir un grand chelem calendaire historique et de trôner, seul, au panthéon du tennis. Mais la concurrence fourbit ses armes, en premier chef Alexander Zverev. Ed Jones/AFP
Le décompte se poursuit pour Novak Djokovic : le voilà à cinq victoires de réussir un grand chelem calendaire historique, après son accession au 3e tour de l’US Open, imité tout aussi prestement par Alexander Zverev et Ashleigh Barty chez les dames.
Sur le court Arthur Ashe, le Serbe (n° 1 mondial) a été sérieux et solide face au Néerlandais Tallon Griekspoor (121e mondial), écarté (6-2, 6-3, 6-2) en 1h38. Il a ainsi rectifié le tir après avoir lâché un set contre le Danois Holger Rune (145e mondial). « Je suis entré sur le court avec la bonne énergie et la bonne concentration. C’était une meilleure performance qu’il y a deux soirs », a commenté Djokovic, qui avait confié être nerveux pour son entrée en lice. Cette fois, il a déroulé sereinement sa partition. Et quand Griekspoor, qu’il affrontait pour la première fois, l’a débreaké au 2e set pour revenir à 4-3, il s’est immédiatement repris pour étouffer ses vains espoirs. Au début de la 3e manche, Djokovic s’est tout de même énervé contre un spectateur qui criait juste avant qu’il ne frappe ses balles. Mais il s’en est juste plaint auprès de l’arbitre. Bref, une soirée sans histoires pour Djokovic, opposé aujourd’hui au Japonais Kei Nishikori (56e mondial). Troisième marche à franchir sur la route d’un grand chelem sur l’année, une performance qui n’a plus été accomplie chez les messieurs depuis Rod Laver en 1969. Exploit qui, de surcroît, porterait à 21 le record de majeurs décrochés et le placerait seul au panthéon du tennis, au-dessus de Roger Federer et Rafael Nadal, absents pour cause de blessures. De quoi faire de lui le GOAT (Greatest of All Time), le meilleur joueur de tous les temps.
Rejoindre Rod Laver dans l’histoire du tennis stimule Djokovic, a affirmé ce dernier, ajoutant être devenu le joueur qu’il est car il voulait contester la domination de Roger Federer et Rafael Nadal. « Faire partie de la conversation avec Rod Laver, c’est vraiment un honneur. J’essaie d’y puiser de la force et de l’énergie », a déclaré le n° 1 mondial. « Avec la possibilité d’écrire l’histoire, l’excitation augmente, la pression aussi, mais l’expérience et la maîtrise de ce que je dois faire au quotidien pour atteindre cet objectif me permettent de rester dans le tournoi », a-t-il affirmé. « Leur domination (Federer et Nadal) sur le circuit a fait de moi le joueur que je suis aujourd’hui », a-t-il assuré en évoquant sa rivalité avec le Suisse et l’Espagnol – 60 titres majeurs à eux trois, 20 chacun. Mais Djokovic, qui avait estimé être le meilleur cet été après sa victoire à Wimbledon, a été cette fois plus prudent : « C’est difficile à dire. Tous les trois, nous sommes si différents, nous avons des styles différents, nous avons pris des trajectoires différentes pour arriver là où nous sommes. Nous nous complétons. Je pense que la rivalité que nous formons est phénoménale pour notre sport. Donc, plus il y a de débats autour de nous trois, quant à savoir qui est le GOAT, mieux c’est. »
Mais la concurrence fourbit ses armes, puisque Zverev, son principal rival sur la route de la finale, n’a mis que 1h15 pour se débarrasser de l’Espagnol Albert Ramos (6-1, 6-0, 6-3). À toute vitesse donc et en faisant une démonstration de force qui a écœuré son adversaire. Preuve supplémentaire de l’excellente forme de l’Allemand, récemment médaillé d’or aux Jeux olympiques de Tokyo, après avoir d’ailleurs écarté Djokovic en demi-finales, puis vainqueur du Masters 1000 de Cincinnati il y a une dizaine de jours. Zverev sera opposé à l’Américain Jack Sock (184e mondial) au prochain tour. Cette 4e journée s’est également déroulée sans encombre pour l’Italien Matteo Berrettini (8e mondial) et le Français Gaël Monfils (20e mondial), eux aussi qualifiés.
Chez les dames, l’Australienne Ashleigh Barty a battu (6-1, 7-5) la Danoise Clara Tauson (78e mondiale). S’appuyant sur sa première balle (11 aces), la n° 1 mondiale, qui a remporté sa seconde couronne majeure à Wimbledon en juillet, a fait parler sa puissance, enchaînant les coups gagnants (33 contre 14), mais a eu un peu plus de mal dans la seconde manche. Barty jouera au prochain tour contre l’Américaine Shelby Rogers (43e mondiale). Autres qualifiées, la Canadienne Bianca Andreescu (7e mondiale), la Polonaise Iga Swiatek (8e mondiale), la Tchèque Petra Kvitova (11e mondiale), la Suissesse Belinda Bencic (12e mondiale) et la Grecque Maria Sakkari (18e mondiale).
Source : AFP


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