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Panorama de la rentrée littéraire

En dépit du retour de la pandémie et de la crise économique, la littérature se maintient contre vents et marées. Survol des parutions de la rentrée littéraire qui propose cinq ouvrages écrits par des auteurs libanais…

À l’automne, 521 nouveaux romans sont annoncés en France, dont 369 en français (y compris 75 premiers romans) et 142 traduits d’autres langues. Cinq auteurs libanais font partie de cette cuvée : le regretté Jabbour Douaihy avec Le Roi des Indes et Najwa Barakat avec Monsieur N, traduits de l'arabe par Actes Sud/L’Orient des Livres ; et, chez les francophones : Charif Majdalani avec Dernière oasis (voir article en p. 3) paru chez Actes Sud, Alexandre Najjar avec Le Syndrome de Beyrouth, publié chez Plon, et Hyam Yared avec Implosions, édité par Équateurs...

Parmi les auteurs français en vue, on citera le prix Nobel de littérature Patrick Modiano (Chevreuse), Jean-Baptiste Del Amo (Le Fils de l’Homme), Philippe Jaenada (Au printemps des monstres), Sorj Chalandon (Enfant de Salaud), David Diop (La Porte du voyage sans retour), Nina Bouraoui (Satisfaction), Maryse Condé (L’Évangile du Nouveau Monde), Justine Lévy (Son Fils), Agnès Desarthe (L’Éternel Fiancé), Christine Angot (Le voyage dans l’Est), Marie Darrieussecq (Pas dormir), Tanguy Viel (La Fille qu’on appelle), Cécile Coulon (Seule en sa demeure), Morgan Sportès (Les Djihadistes aussi ont des peines de cœur), Claire Castillon (Son Empire), Patrick Deville (Fenua), Thomas B. Rerverdy (Climax), Wilfried N’Sondé (Femme du ciel et des tempêtes), Christophe Donner (La France goy), Lydie Salvayre (avec deux livres : Rêver debout et Famille), Marc Dugain (La Volonté), Nathacha Appanah (Rien ne m’appartient - voir article ci-dessous), Catharine Cusset (La Définition de bonheur), Constance Rivière (La Maison des solitudes) et, bien sûr, l'incontournable Amélie Nothomb (voir article ci-dessous), fidèle au poste à chaque rentrée littéraire.

Côté littérature étrangère, on annonce les traductions en français des romans de deux lauréats du prix Nobel : Mario Vargas Llosa (Temps sauvages) et Kazuo Ishiguro (Klara et le soleil), ainsi que ceux de Ta-Nehisi Coates (La Danse de l’eau), Paolo Cognetti (La Félicité du loup), Richard Ford (Rien à déclarer), Paul Auster (Burning boy) qui retrace la trajectoire de Stephen Crane (1871-1900), comète rimbaldienne de la littérature américaine, sans oublier le cinéaste Quentin Tarantino dont le livre intitulé Il était une fois Hollywood est librement inspiré de son film primé aux Oscars...

Côté essais, on signalera Que sommes-nous ? de Siri Hustvedt, qui rassemble diverses conférences prononcées par l'auteure sur la condition humaine ; Lettre à la génération qui va tout changer de Raphaël Glucksmann, un constat sur les réactions des partis politiques, des gouvernements et des associations européens face à la pandémie de Covid 19 ; et Notre joie de François Bégaudeau, dialogue entre deux êtres aux idées extrêmes et opposées. De son côté, Charles Dantzig publie Théories des théories où il propose des théories étonnantes sur la vie : théorie du désir, de l’amour, du temps, du rire, de la lumière, etc. « Mes théories se fondent sur des observations, des faits historiques, les remarques des auteurs les plus divers de tous les temps et de tous les pays. Des expériences sensibles, aussi. C'est mon livre le plus intime », reconnaît l’auteur du fameux Dictionnaire égoïste de la littérature française. Un ouvrage érudit et subtil qui se lit comme un roman !



À l’automne, 521 nouveaux romans sont annoncés en France, dont 369 en français (y compris 75 premiers romans) et 142 traduits d’autres langues. Cinq auteurs libanais font partie de cette cuvée : le regretté Jabbour Douaihy avec Le Roi des Indes et Najwa Barakat avec Monsieur N, traduits de l'arabe par Actes Sud/L’Orient des Livres ; et, chez les francophones : Charif Majdalani...

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