La campagne électorale pour les élections législatives, régionales et communales du 8 septembre a débuté hier au Maroc, des scrutins qui scelleront l’avenir du parti islamiste marocain, à la tête de l’actuelle coalition gouvernementale. Pour la première fois, près de 18 millions de Marocains, dont 46 % de femmes, sont appelés à voter le même jour pour élire les 395 députés de la Chambre des représentants et les plus de 31 000 élus communaux et régionaux. En raison de la pandémie de coronavirus, les grands meetings politiques ne devraient pas se tenir et les rassemblements de plus de 25 personnes sont interdits. Des formations politiques ont d’ailleurs annoncé l’ouverture de leurs campagnes dans des meetings au nombre de participants limités, diffusés sur les réseaux. Le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré) fait le pari de remporter les législatives pour la troisième fois depuis son arrivée aux affaires – sans détenir les ministères-clés – en 2011. À l’époque, dans le contexte des printemps arabes, le Maroc avait adopté une nouvelle Constitution accordant de larges prérogatives au Parlement et au gouvernement, mais les décisions et les orientations majeures dans des secteurs-clés continuent d’émaner d’initiatives du roi Mohammed VI.
Moyen-Orient - Élections
Début de campagne au Maroc pour les législatives de septembre
OLJ / le 27 août 2021 à 00h00


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