Le Premier ministre désigné Nagib Mikati a mis en garde hier contre la non-formation du gouvernement, soulignant que l’alternative « sera davantage d’effondrement et le classement du Liban en tant qu’État failli ». Il a dans ce contexte exprimé sa volonté de mener à bien cette mission. « Je suis déterminé à mener cette mission suicidaire, comme certains l’ont qualifiée, en espérant que je puisse former un gouvernement à même de résoudre les dossiers urgents (…) » a-t-il ainsi déclaré en réponse à un article du quotidien an-Nahar daté de mardi et intitulé « Que fais-tu, Nagib ? ». Il a noté que pour ce faire, il ne disposait pas « de baguette magique », précisant que la première étape consiste à « former le gouvernement attendu et rassembler tous les Libanais ».
Il a en outre expliqué que « la classe politique est le résultat d’un choix démocratique qu’on ne peut négliger ». « L’un des enjeux du nouveau gouvernement sera donc d’organiser les législatives qui constitueront le véritable tournant vu qu’elles permettront de déterminer les choix des Libanais en fonction du soulèvement populaire dont a témoigné le Liban depuis le 17 octobre 2019 », a ajouté M. Mikati.


Il croit apparemment en sa bonne étoile... comment un gouvernement peut être indépendant des parties politiques quand chaque partie politique cherche à imposer des sous hommes de main. Comment parler d'un gouvernement rassembleur quand certains des protagonistes sont en dehors du jeu. Le Liban s'en sortira quand le peuple aura la vraie maturité de ne pas voter pour des mafieux...
11 h 50, le 26 août 2021