La coordonnatrice spéciale adjointe et coordinatrice des affaires humanitaires de l’ONU au Liban, Najat Rochdi, a mis en garde contre les pénuries de carburant qui mettent selon elle des milliers de familles en danger d’une catastrophe humanitaire.
« Je suis profondément préoccupée par l’impact de la crise du carburant sur l’accès aux soins de santé et à l’approvisionnement en eau pour des millions de personnes au Liban », a affirmé Mme Rochdi, dans un communiqué publié par le bureau de presse des Nations unies à Beyrouth. « Une mauvaise situation ne peut qu’empirer à moins qu’une solution instantanée ne soit trouvée », a-t-elle averti, faisant allusion à une réduction des activités des hôpitaux, des Offices des eaux et des systèmes de traitement des eaux usées.
Pour les Nations unies, qui énumèrent les risques découlant des pénuries de mazout et de l’absence de courant, il est essentiel que la priorité soit accordée au retour de la distribution du courant électrique à partir d’EDL, « afin de maintenir les services vitaux pour la population en état de fonctionnement, notamment les systèmes de santé, d’approvisionnement en eau et la gestion des aides alimentaires ». Car les pénuries de carburant perturberont davantage l’acheminement de toute aide humanitaire, a mis en garde l’ONU. « Les risques sont tout simplement trop grands », a prévenu Mme Rochdi. « Toutes les parties prenantes doivent travailler ensemble pour trouver une solution durable et équitable qui réponde aux besoins de tous et protège la santé et la sécurité des communautés », a-t-elle ajouté, avant de souligner que « les partenaires humanitaires de l’ONU, y compris ses agences, sont prêts à fournir une assistance aux populations touchées à travers le Liban ».



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