Des personnes faisant leurs courses dans un supermarché au Liban. Photo Joseph Eid/AFP
Le syndicat des importateurs de produits alimentaires a lancé lundi un cri d'alarme, demandant aux autorités de lui fournir du mazout, ses réserves pour conserver les aliments ne suffisant plus que pour quelques jours , et assurant que la sécurité alimentaire du Liban était menacée.
"Il faut agir rapidement pour assurer les livraisons de carburant. C'est une question de vie ou de mort", a affirmé le syndicat. "Les stocks de mazout des entreprises ne suffisent que pour quelques jours. La sécurité alimentaire du peuple libanais sera bientôt menacée", a lancé le syndicat dans un cri de détresse.
"Le secteur est menacé d'arrêt complet, en particulier la distribution des denrées aux supermarchés et aux magasins et par suite au consommateur. La reconstitution du stock de ces denrées prend trois mois", a-t-il averti, appelant les autorités à lui fournir le carburant nécessaire à la poursuite de son activité.
Le Liban connaît de massives pénuries d'électricité qui n'épargnent pas la restauration et entravent la capacité à conserver aux frais les produits. Par conséquent, le nombre d'intoxications alimentaires croît rapidement. De nombreux restaurants ferment leurs portes, faute de pouvoir garantir que les aliments soient sains.
Plus tôt dans la matinée, les boulangers de Tripoli ont annoncé qu'ils fermaient leurs portes, faute de mazout, alors que le pays manque de pain. L'armée et le Premier ministre désigné, le milliardaire sunnite Nagib Mikati, sont intervenus pour fournir du mazout aux boulangeries, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

