Samedi soir, le Japon s’est offert l’un des plus beaux titres olympiques aux yeux de sa population, celui du baseball, sport roi pour de nombreux Japonais, en battant le pays qui l’a inventé, les États-Unis (2-0). Jorge Silva/Reuters
Il n’y a pas eu de surprise en finale du tournoi masculin de basket samedi avec le 4e sacre consécutif des États-Unis face à la France (87-82), tandis qu’Allyson Felix, avec sa 11e médaille olympique, et Neeraj Chopra, premier Indien champion olympique d’athlétisme, en javelot, ont marqué les Jeux de Tokyo et l’histoire.
Malgré ses stars NBA et son palmarès sans égal, Team USA ne prend plus aucun adversaire de haut, encore moins quand il s’agit de la France qui lui avait infligé deux défaites lors de leurs deux dernières confrontations : une il y a deux ans en quarts de finale de la Coupe du monde 2019 et l’autre en phase de poules de ces JO de Tokyo. S’ils avaient démarré leurs matches au diesel, avant de se mettre en mode rouleau-compresseur, pour écarter sans ménagement l’Espagne en quarts, puis l’Australie en demies, les Américains n’ont cette fois pas attendu autant face aux Bleus. C’est Kevin Durant qui les a placés sur les bons rails en enchaînant les paniers dans toutes les positions et donnant des ailes à Team USA. Avec ses 29 points, Durant, même s’il a été plus discret au retour des vestiaires, a définitivement fait plier les Français, portés par deux joueurs qui évoluent en NBA, Rudy Gobert et Evan Fournier (16 pts chacun). Pour Durant, c’est le 3e titre olympique après Londres et Rio. Ce titre est celui aussi de Gregg Popovich qui ajoute, à 72 ans, l’or olympique à ses cinq bagues de champion NBA remportées avec les San Antonio Spurs.
En golf, c’est la n° 1 mondiale, l’Américaine Nelly Korda, qui a été à 23 ans sacrée championne olympique samedi. La fille cadette de l’ancien joueur de tennis tchèque Petr Korda, en tête depuis le 2e tour, n’a pas craqué dans un final à suspense pour devancer la Japonaise Mone Inami et la Néo-Zélandaise Lydia Ko.
Peu s’attendaient à ce que le concours de javelot soit le moment fort de la dernière soirée d’athlétisme de ces JO au Stade olympique, mais Neeraj Chopra a fait fort. Avec 87,58 m dès son premier essai, il a offert à l’Inde sa première médaille d’or en athlétisme et seulement la 10e de son histoire tous sports confondus. Avec ses partenaires du relais 4 x 400 m, Allyson Felix a, elle, écœuré la concurrence et s’est offert à 35 ans une 11e médaille au lendemain de sa 3e place sur 400 m, ce qui lui a permis de dépasser un autre monument de l’athlétisme américain, Carl Lewis, et la place juste derrière le Finlandais Paavo Nurmi (12 médailles entre 1920 et 1928). La Néerlandaise Sifan Hassan, déjà titrée sur 5 000 m et en bronze sur 1 500 m, a ajouté à son palmarès le 10 000 m, en battant au sprint la Bahreïnie Kalkidan Gezahegne. Hassan n’aura donc pas réussi le triplé espéré, mais a décroché à 28 ans trois médailles en fond et demi-fond, en disputant au total six courses. Quant à la Russe Mariya Lasitskene, qui concourt sous drapeau neutre, elle a remporté le titre olympique du saut en hauteur pour sa première participation aux JO, après trois titres de championne du monde d’affilée. Lasitskene a franchi 2,04 m pour devancer l’Australienne Nicola McDermott (2,02 m) et l’Ukrainienne Yaroslava Mahuchikh (2,00 m).
Samedi soir, le Japon s’est offert l’un des plus beaux titres olympiques aux yeux de sa population, celui du baseball, sport roi pour de nombreux Japonais, en battant le pays qui l’a inventé, les États-Unis (2-0). Enfin, au bout de la nuit et d’une prolongation étouffante, le Brésil a remporté, comme en 2016 et sans stars, le tournoi masculin de football face à l’Espagne (2-1).
Source : AFP


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