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Politique - Enquête du port

Bitar reporte les interrogatoires de Jean Kahwagi et Camille Daher

Bitar reporte les interrogatoires de Jean Kahwagi et Camille Daher

L’ancien commandant en chef de l’armée Jean Kahwagi. Photo ANI

Le juge d’instruction près la Cour de justice, Tarek Bitar, a reporté respectivement aux 23 et 25 du mois courant les interrogatoires de l’ancien directeur du service de renseignements de l’armée, Camille Daher, et du commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi. Le juge Bitar avait convoqué hier les deux responsables militaires, mais seuls leurs avocats respectifs, Marc Habka et Antoine Toubia, se sont présentés devant lui. Les audiences avaient été reportées une première fois le 23 juillet, chacun des avocats invoquant la grève du barreau de Beyrouth. Le conseil de l’ordre des avocats a depuis décidé de faire exception des questions liées à l’affaire de la double explosion au port de Beyrouth.

Contacté par L’Orient-Le Jour, l’avocat du commandant en chef de l’armée, Antoine Toubia, indique avoir demandé hier à Tarek Bitar un délai supplémentaire pour lui soumettre des exceptions de procédure, tandis que le représentant de Camille Daher a affirmé avoir présenté le même jour de telles exceptions.

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À la question de savoir sur quoi se fonderait son recours visant à annuler pour vice de forme les poursuites contre Jean Kahwagi, Me Toubia indique qu’il compte présenter « des documents prouvant l’innocence de l’ancien commandant en chef de l’armée dans l’affaire de la double explosion au port ». Interrogé sur la question de savoir si cela ne concerne pas le fond du dossier plutôt que sa forme, l’avocat affirme que ce sera au juge d’instruction de décider de leur qualification. « Tarek Bitar pourrait soit choisir d’examiner en même temps le fond du dossier et les exceptions que je lui aurais présentées, soit de demander au parquet de cassation son avis sur la suite à donner à mon recours », indique-t-il, soulignant que « cet avis ne lui sera pas contraignant ». Me Toubia affirme à L’OLJ que d’ici à l’audience du 25 août, il devrait avoir obtenu ces documents, quoique, dit-il, ceci pourrait prendre plus de temps parce qu’il faudra les recueillir auprès des archives du commandement de l’armée. L’avocat ajoute qu’en vue d’en prendre connaissance, il pourrait, le cas échéant, demander au juge Bitar un délai supplémentaire.

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Lors d’un entretien hier avec la MTV, Me Toubia a déclaré en substance que le port de Beyrouth ne relève pas du commandement de l’armée. Il a par ailleurs fait une allusion à la responsabilité de la Syrie dans l’utilisation des 2 200 tonnes de nitrate d’ammonium volées du hangar numéro 12 ainsi qu’à l’implication du Hezbollah dans l’acheminement de ces matières explosives en Syrie. Une source informée affirme à L’OLJ que ces propos ont « gêné » M. Kahwagi, lequel y a d’ailleurs réagi en soutenant qu’« ils ne (le) représentent pas ». Il s’agit d’« une analyse personnelle », a ajouté l’ancien responsable militaire. La source précitée confirme à L’OLJ que Me Toubia a abordé le sujet « à (sa) propre responsabilité ».

Quant au dossier lié à Camille Daher, son avocat Marc Habka affirme que lors de l’audience tenue hier, il a soumis au juge Bitar des exceptions de forme tendant à empêcher la poursuite de la procédure. « J’ai présenté des documents prouvant que mon client avait accompli les devoirs liés à sa fonction », affirme-t-il, soulignant que « les éléments constitutifs du crime imputé à M. Daher ne sont pas rassemblés ». Me Habka est ainsi dans l’expectative de savoir si, le 23 août, le juge d’instruction acceptera son recours pour vice de forme ou si Camille Daher sera toujours mis en cause.


Le juge d’instruction près la Cour de justice, Tarek Bitar, a reporté respectivement aux 23 et 25 du mois courant les interrogatoires de l’ancien directeur du service de renseignements de l’armée, Camille Daher, et du commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi. Le juge Bitar avait convoqué hier les deux responsables militaires, mais seuls leurs avocats respectifs, Marc Habka et...

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Meme dans l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri, les fripouilles galonnees responsable au-moins du grand nettoyage des indices sur la scene du crime, ont ete relachees sans jugement. Pays sous-devellope du tiers-monde(et maintenant du quart), on n'echappe pas a la fascination de l'uniforme.

Michel Trad

11 h 05, le 03 août 2021

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Commentaires (1)

  • Meme dans l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri, les fripouilles galonnees responsable au-moins du grand nettoyage des indices sur la scene du crime, ont ete relachees sans jugement. Pays sous-devellope du tiers-monde(et maintenant du quart), on n'echappe pas a la fascination de l'uniforme.

    Michel Trad

    11 h 05, le 03 août 2021

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