Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Israël

La Cour suprême autorise les classes non mixtes dans les universités

La Cour suprême autorise les classes non mixtes dans les universités

Des ultraorthodoxes dans une salle de classe, séparés par un film plastique, mesure de prévention contre le Covid-19, le 25 octobre 2020. Photo AFP

Les classes non mixtes mises en place dans certaines universités en Israël pour promouvoir l’intégration des juifs ultraorthodoxes dans l’enseignement supérieur, puis sur le marché de l’emploi, sont légales, a statué le plus haut tribunal du pays. La décision de la Cour suprême, tombée tard lundi soir, valide les cours séparés pour les hommes et les femmes mis en place depuis plusieurs années par le Conseil de l’enseignement supérieur en Israël, dans des structures universitaires dédiées à la population ultraorthodoxe qui préconise la non-mixité. La décision de la cour limite toutefois la séparation entre hommes et femmes aux classes de licence et restreint son application aux classes de cours, pour la bannir dans le reste du campus. La cour a également abrogé l’interdiction pour les conférencières d’enseigner aux hommes dans ces cursus. Selon Gilad Malach, directeur du programme consacré aux ultraorthodoxes à l’Institut israélien pour la démocratie (IDI), un centre d’analyse basé à Jérusalem, cette décision est une « bonne chose » dans la mesure où elle favorise l’insertion professionnelle des ultraorthodoxes.

« Vingt ans auparavant, il y avait 1 000 étudiants ultraorthodoxes (dans les universités, NDLR), aujourd’hui il y en a presque 14 000 », dit-il, estimant que cette « cette croissance devrait se poursuivre dans les prochaines années ».

Les « haredim » (« craignant Dieu » en hébreu, ou ultraorthodoxes) représentent environ 12 % des neuf millions d’Israéliens et vivent souvent en vase clos, respectant à la lettre leur interprétation du judaïsme.

Ces ultraorthodoxes, qui connaissent une forte croissance démographique, devraient représenter environ 20 % de la population d’Israël en 2040, et 32 % en 2065, selon le Bureau israélien des statistiques. L’insertion professionnelle des « haredim » est donc « essentielle » pour le pays, estime M. Malach, précisant qu’à l’heure actuelle, le taux d’emploi est de seulement 51 % chez cette population active, un faible pourcentage lié au fait que les hommes orthodoxes préfèrent se consacrer aux études religieuses. Les femmes travaillent souvent plus que leurs conjoints. Les « haredim » restent souvent dépendants économiquement des aides publiques, un sujet politique sensible dans le pays. Après avoir soutenu pendant des années l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, les ultraorthodoxes sont désormais inquiets face à un nouveau gouvernement laissant davantage de place aux laïcs. Le nouveau ministre des Finances dans la coalition au pouvoir depuis la mi-juin, Avigdor Lieberman, a d’ailleurs annoncé ces derniers jours la refonte du système d’allocations versées pour les gardes d’enfants. Celles-ci ne seront dorénavant versées que si les deux parents travaillent 24 heures par semaine, une mesure vivement critiquée par les partis orthodoxes.

Source : AFP

Les classes non mixtes mises en place dans certaines universités en Israël pour promouvoir l’intégration des juifs ultraorthodoxes dans l’enseignement supérieur, puis sur le marché de l’emploi, sont légales, a statué le plus haut tribunal du pays. La décision de la Cour suprême, tombée tard lundi soir, valide les cours séparés pour les hommes et les femmes mis en place depuis plusieurs années par le Conseil de l’enseignement supérieur en Israël, dans des structures universitaires dédiées à la population ultraorthodoxe qui préconise la non-mixité. La décision de la cour limite toutefois la séparation entre hommes et femmes aux classes de licence et restreint son application aux classes de cours, pour la bannir dans le reste du campus. La cour a également abrogé l’interdiction pour les conférencières...
commentaires (2)

Pour des gens qui se prétendent civilisés! Leur obscurantisme n'a rien à envier à celui des états qu'ils critiquent!

Politiquement incorrect(e)

19 h 32, le 14 juillet 2021

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Pour des gens qui se prétendent civilisés! Leur obscurantisme n'a rien à envier à celui des états qu'ils critiquent!

    Politiquement incorrect(e)

    19 h 32, le 14 juillet 2021

  • QUI DOUTERAIT ENCORE DE LA CONCOMITTANCE STRATEGIQUE ISRAEL/ IRAN? BON DIEU ON DIRAIT QU'ILS SE PASSENT LES LOIS DOCTRINALES -MODERNES- EN SOUS MAIN PAS VRAI ?

    Gaby SIOUFI

    14 h 46, le 14 juillet 2021

Retour en haut