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Sport - Football / Euro 2020 – Quarts De Finale

Arbitres sans temps morts, joueurs sans entraves

Arbitres sans temps morts, joueurs sans entraves

L’arbitre italien Daniele Orsato donnant un carton rouge au joueur suédois Marcus Danielsson lors du match contre l’Ukraine, dans le cadre de l’Euro, le 29 juin dernier à Glasgow. Robert Perry/Pool/AFP

Moins de coups de sifflet, plus de temps de jeu, mais une double ration de penalties : comparé à l’Euro 2016, l’arbitrage dans cet Euro laisse plus de latitudes aux joueurs, même s’il porte l’empreinte de la VAR, l’assistance vidéo introduite depuis.

Le bilan chiffré à l’issue des 8es de finale confirme les bonnes impressions exprimées par les acteurs depuis le début du tournoi : les arbitres paraissent s’effacer autant que possible pour ne pas hacher les matches. Le nombre de fautes sifflées par match en moyenne a fondu de 25,3 à 22,4 après les 36 premières rencontres, selon les données de l’UEFA. Quant aux cartons jaunes, ils suivent la même tendance avec une réduction de 3,6 à 2,7 par match en moyenne. En conséquence, le temps de jeu effectif a progressé pour atteindre 58 minutes et 51 secondes contre 56 minutes et 30 sec en 2016.

« Je suis absolument ravi, c’est comme ça qu’on veut voir le football, s’enthousiasme l’ex-international tchèque Karel Paborsky, finaliste de l’Euro 1996 et demi-finaliste en 2004. Les critères des fautes ont évolué, mais personne n’en abuse, s’est félicité à la radio tchèque l’ailier passé par Manchester United. Et puis tous les arbitres ont la même approche, peu importe leur identité, et ça, c’est génial et ça aide beaucoup le football. » Reste qu’aucune consigne n’a été passée aux officiels pour leur demander de moins siffler, assure le patron des arbitres de l’UEFA, l’Italien Roberto Rosetti. « Notre rôle est de prendre la décision correcte, a-t-il insisté. Nous sommes simplement heureux de voir que moins de fautes sont commises en ce moment. »

Au-delà du jeu plus fluide, les données montrent aussi l’impact de la VAR, utilisée pour la première fois lors d’un Euro. Le nombre de penalties a par exemple explosé, passant de 7 à 14 à nombre de matches égal. Et la VAR a été utilisée pour évaluer 179 incidents en 36 matches. Sur ce total, la décision prise sur le terrain à l’origine n’a été corrigée que 12 fois, pour des hors-jeu dans la moitié des cas. « Nous devons trouver le bon équilibre en ce qui concerne l’intervention de la VAR, car notre objectif est de conserver le football tel qu’il est, avait déclaré Rosetti. L’objectif est d’intervenir pour des erreurs claires et évidentes – un minimum d’interférences pour un maximum de bénéfices. »

Même installés devant leurs écrans au siège de l’UEFA à Nyon, en Suisse, les arbitres VAR n’échappent pas aux critiques, certes parfois partisanes. En Belgique, certains ont crié au scandale lorsque Felix Brych a décidé de ne pas recourir à la technologie après un tacle sur Kevin De Bruyne lors du 8e de finale contre le Portugal. Sorti du terrain en boitant, le joueur de Manchester City était incertain pour le quart de finale contre l’Italie hier. « L’arbitre VAR est très fort quand il faut juger d’une position hors-jeu au millimètre près, mais il est étrangement absent lorsqu’il s’agit de fautes flagrantes méritant une carte rouge », a par exemple estimé le quotidien belge La Dernière Heure. Le défenseur italien Giovanni Di Lorenzo est, lui, plutôt convaincu par l’utilisation qui est faite de l’assistance vidéo dans cet Euro : « On voit que, au niveau international, on l’utilise moins. Seulement lors d’épisodes vraiment douteux. Selon moi, c’est mieux parce qu’en Italie, on l’utilise peut-être trop et peut-être qu’on devrait prendre exemple. »

Plus généralement, l’attitude des « hommes en noir », le plus souvent en fluo désormais, a charmé notamment l’ancien arbitre anglais Mark Halsey. « Les arbitres ont souri avec les joueurs, ont ri avec eux, mais ils n’ont eu aucun problème lorsqu’ils ont eu besoin d’exercer leur autorité », a relevé Halsey sur le site spécialisé caughtoffside.com « Nous pouvons voir qu’ils ne sont pas trop agressifs ni zélés, ils engagent le dialogue avec les joueurs à chaque fois, et ces derniers apprécient ça », a-t-il noté.

Jan FLEMR/AFP

Moins de coups de sifflet, plus de temps de jeu, mais une double ration de penalties : comparé à l’Euro 2016, l’arbitrage dans cet Euro laisse plus de latitudes aux joueurs, même s’il porte l’empreinte de la VAR, l’assistance vidéo introduite depuis.
Le bilan chiffré à l’issue des 8es de finale confirme les bonnes impressions exprimées par les acteurs depuis le début du tournoi : les arbitres paraissent s’effacer autant que possible pour ne pas hacher les matches. Le nombre de fautes sifflées par match en moyenne a fondu de 25,3 à 22,4 après les 36 premières rencontres, selon les données de l’UEFA. Quant aux cartons jaunes, ils suivent la même tendance avec une réduction de 3,6 à 2,7 par match en moyenne. En conséquence, le temps de jeu effectif a progressé pour atteindre 58 minutes et 51...
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