De gauche à droite, le podium de la finale du 200 m féminin aux sélections olympiques américaines : Jenna Prandini (2e), Gabby Thomas (1re) et Anavia Battle (3e). Patrick Smith/Getty Images/AFP
« USA is back ! » L’athlétisme américain est bien parti pour faire régner sa loi sur la piste du Stade olympique de Tokyo, du 23 juillet au 8 août, après une nouvelle série de performances impressionnantes lors des sélections olympiques samedi à Eugene (Oregon). Qui de Gabby Thomas, Rai Benjamin ou Grant Holloway a le plus frappé les esprits lors de l’avant-dernière journée des trials ? Difficile à dire tant leurs chronos ont bien failli chacun les faire rentrer dans l’histoire de la discipline.
À commencer par la prodige Gabby Thomas qui est devenue, à 24 ans seulement, la deuxième sprinteuse la plus rapide de l’histoire sur 200 m en 21 sec 61/100es. Seule Florence Griffith-Joyner a couru plus vite qu’elle sur le demi-tour de piste, à deux reprises, aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 (21 sec 56/100es en demi-finale, puis 21 sec 34/100es en finale). Mais ce record du monde est terni par de forts soupçons de dopage. Questionnée sur sa course, la diplômée de Harvard a expliqué ne se souvenir de rien. Quant à pouvoir battre le record de Griffith-Joyner ? « Je ne veux pas dire non, a-t-elle répondu. Je ne sais pas. Je ne veux pas me mettre de limites, donc je ne vais pas dire qu’il est inatteignable. »
De son côté, Rai Benjamin, médaillé d’argent du 400 m haies aux championnats du monde 2019, a signé avec un chrono de 46 sec 83/100es la deuxième meilleure performance de tous les temps. Seul son compatriote Kevin Young a été plus rapide (46 sec 78/100es), aux JO de Barcelone en 1992, il y a 29 ans. Comme Gabby Thomas, Benjamin, qui a ralenti la cadence dans la dernière ligne droite, participera à 23 ans à ses premiers JO à Tokyo, où il pourrait décrocher l’or et faire tomber l’un des plus anciens records du monde de l’athlétisme.
Sur les haies, Grant Holloway est en train de devenir l’incontestée nouvelle référence mondiale. Cet hiver, en mars, il avait amélioré le vieux record du monde du Britannique Colin Jackson sur 60 m haies qui datait de 1994 (7 sec 29/100es contre 7 sec 30/100es). Le champion du monde 2019 a cette fois fait vaciller le record du monde du 110 m haies de son compatriote Aries Merritt, datant de 2012. En demi-finale samedi, il a échoué avec ses 12 sec 81/100es à 1/100e du chrono de référence de Merritt (12 sec 80/100es), avant de décrocher sans mal son visa pour Tokyo en remportant la finale avec un chrono de 12 sec 96/100es.
La championne du monde du lancer du marteau DeAnna Price est, quant à elle, devenue la deuxième femme de l’histoire à franchir la barre des 80 m dans cette discipline, avec un jet à 80,31 m lors de son 5e essai de la finale. Seule la Polonaise Anita Wlodarczyk, championne olympique en 2012 et 2016 et quadruple championne du monde, a fait mieux avec son record du monde avec 82,98 m.
À Tokyo, Team USA pourra aussi compter sur d’autres athlètes qui ont fait sensation durant ces trials. Ryan Crouser, avec ses 23,37 m au lancer du poids, a ainsi effacé des tablettes le record du monde détenu depuis 1990 par son compatriote Randy Barnes (23,12 m), alors que Trayvon Bromell chez les hommes et Sha’Carri Richardson (femmes) s’annoncent très forts sur le 100 m.
Source : AFP


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