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Société - Éducation

La BM propose une batterie de réformes pour sauver l’enseignement

Plusieurs mois après la publication d’un premier rapport, fin 2020, sur l’état du secteur de l’éducation au Liban, la Banque mondiale en a fait paraître lundi un second intitulé Les bases pour mieux bâtir l’avenir: la voie vers une réforme du secteur libanais de l’éducation.

Le premier document disséquait le niveau et les problèmes d’un secteur qui s’affaiblit depuis quelques années et qui résiste aujourd’hui très mal à la crise financière et socio-économique qui frappe le Liban. Celui de lundi propose une batterie d’idées dont la concrétisation contribuerait à sauver le monde de l’éducation grâce auquel le pays se distinguait dans son environnement arabe.

La Banque mondiale juge ainsi qu’un accroissement des investissements dans le secteur de l’éducation « est aujourd’hui une urgence », tout en relevant que des changements peuvent être apportés pour empêcher celui-ci de toucher le fond, à travers « un programme de réformes global » dont la réalisation dépend cependant d’une « ferme volonté politique et d’un engagement sérieux des parties concernées ». « Des années de crises, des troubles politiques et sociaux, ainsi que les récents développements au Liban ont fait que le secteur de l’éducation est devenu largement inefficace et inéquitable. Il ne fournit que de faibles niveaux d’apprentissage et de compétences », déplore l’organisme international, qui souligne également « une inadéquation de ces compétences avec le marché du travail ».

La Banque mondiale propose ainsi des réformes à court et à long termes, dont une révision du programme de subventions, avec par exemple la suppression des subventions fournies aux fonctionnaires qui enregistrent leurs enfants dans des écoles privées. « Ces économies pouvant être réorientées pour développer l’enseignement public et (…) mieux cibler le programme de subventions vers les écoles privées gratuites », note-t-elle.

Elle juge, entre autres, tout aussi nécessaire « un débat public sur l’adéquation, l’équité et l’efficacité des dépenses consacrées à l’éducation, ainsi que sur les orientations stratégiques pour le secteur de l’éducation et les investissements d’accompagnement ».

La BM insiste sur « l’amélioration des performances scolaires » et propose dans ce contexte aux autorités de « se concentrer sur les 100 écoles les moins performantes et de concevoir un plan de développement des établissements scolaires ». Elle préconise en outre une révision des méthodes d’apprentissage, dans la perspective d’un « enseignement efficace ».


Plusieurs mois après la publication d’un premier rapport, fin 2020, sur l’état du secteur de l’éducation au Liban, la Banque mondiale en a fait paraître lundi un second intitulé Les bases pour mieux bâtir l’avenir: la voie vers une réforme du secteur libanais de l’éducation. Le premier document disséquait le niveau et les problèmes d’un secteur qui s’affaiblit depuis...

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