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Monde - France

Macron giflé lors d’un déplacement, indignation générale

Deux personnes de 28 ans ont été interpellées sur place.

Macron giflé lors d’un déplacement, indignation générale

À Valence, Emmanuel Macron a pris un bain de foule et fait des selfies avec les habitants, se montrant souriant et décontracté, après l’incident à Tain-l’Hermitage. Philippe Desmazes/Pool via Reuters

Le président français Emmanuel Macron a été giflé par un homme lors d’un déplacement dans le Sud-Est, un geste de violence inédit qui a provoqué l’indignation de toute la classe politique dans un pays de plus en plus crispé à l’approche de l’élection présidentielle de 2022.

L’incident a été filmé et mis en ligne sur les réseaux sociaux : on y voit le président, en visite à Tain-l’Hermitage, s’approchant d’un groupe de personnes massées derrière des barrières, puis échangeant brièvement avec un homme portant un tee-shirt kaki, une barbe noire et une longue chevelure. Saisissant l’avant-bras du président, l’individu semble lui porter ensuite un coup sur la joue, l’entourage de M. Macron évoquant une « tentative de gifle ». Dans cette même vidéo, juste avant la gifle, on entend le cri de ralliement royaliste « Montjoie, Saint-Denis ! », ainsi que « À bas la macronie ».

L’auteur présumé de la gifle, un habitant de la région âgé de 28 ans, a été interpellé ainsi qu’un autre homme du même âge, a indiqué le parquet. Les deux sont originaires du département et « inconnus de la justice », a déclaré Alex Perrin, procureur de la République à Valence. « À ce stade des gardes à vue, leurs motivations ne sont pas connues », a ajouté le magistrat, sans préciser davantage le profil des suspects.

Selon la préfecture, le président avait visité un lycée dans la matinée et s’est dirigé vers des badauds qui l’interpellaient, c’est alors que s’est produit l’incident.

M. Macron effectue un « tour de France » des territoires pour « prendre le pouls » du pays après plus d’un an de pandémie, et il s’agissait là de son second déplacement en une semaine.

Le chef de l’État a poursuivi sa visite comme si de rien n’était après l’incident. À Valence, la grande ville du département, il a pris un bain de foule et fait des selfies avec les habitants, se montrant souriant et décontracté.

Condamnation unanime

Les réactions ont été immédiates, à commencer par celle du Premier ministre Jean Castex qui en a appelé mardi devant les députés « à un sursaut républicain ».

« La politique, ça ne peut en aucun cas être la violence, l’agression verbale, et encore moins l’agression physique. J’en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie », a déclaré M. Castex.

La chef du parti d’extrême droite Marine Le Pen, qui se présente comme « la première opposante » à M. Macron, a dénoncé un « geste inadmissible et profondément condamnable dans une démocratie », tandis que le responsable de droite Xavier Bertrand a condamné un « geste inacceptable ».

Le chef de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, dont le parti a été visé récemment par une vidéo d’un youtubeur d’extrême droite, s’est dit sur Twitter « solidaire du président ».

L’ancien président socialiste François Hollande a estimé qu’une telle agression portait « un coup insupportable et intolérable » aux institutions, et le député écologiste Yannick Jadot a déclaré que « s’en prendre physiquement au président de la République, c’est s’attaquer à la France ».

Climat pesant

Cet incident intervient dans un climat politique de plus en plus lourd en France, où se multiplient les saillies verbales et les attaques ad hominem.

M. Mélenchon, candidat déclaré à la présidentielle de 2022, a ainsi créé un tollé après des propos à relents conspirationnistes liant terrorisme et élections, laissant penser que les attentats profitaient à des politiques. Ces propos ont suscité l’indignation des familles de victimes et de la classe politique, y compris à gauche. M. Mélenchon a riposté en dénonçant « une odieuse manipulation » de ses propos et tenté de braquer les projecteurs sur la vidéo du youtubeur – depuis supprimée – simulant le meurtre d’un militant de son parti. Cette vidéo a d’ailleurs été condamnée « sans réserve » par le Premier ministre Jean Castex.

Quelques minutes avant d’avoir été giflé, M. Macron avait lui-même appelé « tout le monde au respect et au calme » pour ne pas fragiliser la démocratie. « C’est très tendu partout », a déploré le député de la majorité présidentielle Patrick Vignal, en se projetant sur les prochaines échéances électorales. « Je pense que cette campagne pue. Et c’est à cause aussi du personnel politique. Personne n’en sortira gagnant », a-t-il soufflé.

Les attaques physiques contre les présidents sont extrêmement rares en France. La plus grave est la tentative d’attentat manquée contre l’ancien président Jacques Chirac en 2002, lorsqu’un militant d’extrême droite a tenté de le tuer par balle lors du défilé militaire du 14-Juillet.

Source : AFP


Le président français Emmanuel Macron a été giflé par un homme lors d’un déplacement dans le Sud-Est, un geste de violence inédit qui a provoqué l’indignation de toute la classe politique dans un pays de plus en plus crispé à l’approche de l’élection présidentielle de 2022.L’incident a été filmé et mis en ligne sur les réseaux sociaux : on y voit le président, en...

commentaires (3)

Franco-Libanais ! je suis consterné, outré, indigné, et furieux à la fois de ce geste inattendu et lâche venant d’une personne malfaisante. Monsieur le Président Macron a réagi en homme d’Etat en gardant son calme olympien et, en appelant au calme laissant les institutions s’occuper d’un si petit minus qui a voulu se manifester par sa violence dans la cour des grands. Merci Monsieur le Président d’avoir su garder l’esprit Gaullien, de la grandeur de la France que vous présidez fièrement et à bon escient. Que Dieu vous bénisse. Vive La France et le Liban et leur amitié éternelle. Amen

Le Point du Jour.

16 h 17, le 09 juin 2021

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Commentaires (3)

  • Franco-Libanais ! je suis consterné, outré, indigné, et furieux à la fois de ce geste inattendu et lâche venant d’une personne malfaisante. Monsieur le Président Macron a réagi en homme d’Etat en gardant son calme olympien et, en appelant au calme laissant les institutions s’occuper d’un si petit minus qui a voulu se manifester par sa violence dans la cour des grands. Merci Monsieur le Président d’avoir su garder l’esprit Gaullien, de la grandeur de la France que vous présidez fièrement et à bon escient. Que Dieu vous bénisse. Vive La France et le Liban et leur amitié éternelle. Amen

    Le Point du Jour.

    16 h 17, le 09 juin 2021

  • Même s'il est permis de se moquer d'un président de ls République, toute agression physique, même symbolique comme l'est une gifle, est choquante et condamnable. Toutefois, il ne faut pas exagérer la portée de ce geste isolé, comme le fait Castex sur un ton dont la grandiloquence frise le ridicule: " J’en appelle à un sursaut républicain, (...) il en va des fondements de notre démocratie"!

    Yves Prevost

    07 h 30, le 09 juin 2021

  • C est une majorité de libanais d origines aux côtés de la France dont nous en sommes partie intégrante qui ont subit comme vous Monsieur le President , ce geste malveillant impardonnable ... Hélas cette agressivité nous ramène vers les images de La tentative d'assassinat de Jean-Paul II en direct qui a lieu le 13 mai 1981, lorsque Mehmet Ali Ağca, membre de l'organisation nationaliste turque des Loups gris, tente de tuer le pape Jean-Paul II, sur la place Saint-Pierre .... Nous remercions le Seigneur de vous en être sorti indemne Monsieur Macron ....DIEU Vous protège .... Fier de votre courage ...

    Menassa Antoine

    02 h 02, le 09 juin 2021

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