Les autorités kurdes en Syrie ont remis samedi quatre Néerlandais proches de combattants du groupe État islamique, parmi lesquels trois enfants, à une délégation diplomatique néerlandaise en vue de leur rapatriement, provoquant de vives critiques aux Pays-Bas. Il s’agit d’une femme et de ses deux enfants – deux garçons âgés de deux et cinq ans –, ainsi que d’une fille de 12 ans, selon des responsables kurdes et néerlandais. « Le cabinet transfère une ressortissante néerlandaise soupçonnée d’infractions terroristes avec ses deux enfants mineurs, ainsi qu’une victime d’enlèvement international d’enfant, de Syrie vers les Pays-Bas », ont confirmé samedi soir, dans une lettre aux députés néerlandais, la ministre des Affaires étrangères Sigrid Kaag et le ministre de la Justice et de la Sécurité Ferd Grapperhaus. « La suspecte sera arrêtée à son arrivée aux Pays-Bas et fera face à des poursuites pénales », ajoutent-il, en expliquant qu’une « opportunité exceptionnelle » s’était présentée pour transférer la femme et ses enfants, alors que de nombreux députés néerlandais se sont indignés de l’opération qui n’avait pas été annoncée sur les réseaux sociaux. La question du rapatriement de proches de l’EI a provoqué de vives critiques aux Pays-Bas et divisé le gouvernement démissionnaire, certains défendant une approche humanitaire, tandis que d’autres privilégient la dimension sécuritaire. « Il est inacceptable et insupportable d’amener ici l’ennemi qu’est l’EI. Ces femmes terroristes ont perdu leur droit de fouler le sol néerlandais à jamais », a ainsi déploré le député d’extrême droite Geert Wilders.
Moyen-Orient - Syrie
Quatre Néerlandais proches de l’EI remis aux Pays-Bas
OLJ / le 07 juin 2021 à 00h00


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