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Moyen-Orient - Iran

Rohani demande au guide une concurrence accrue à la présidentielle

Rohani demande au guide une concurrence accrue à la présidentielle

Les sept candidats approuvés à l’élection présidentielle à la une d’un journal iranien. Majid Asgaripour/WANA via Reuters

Le président iranien Hassan Rohani a indiqué hier avoir écrit au guide suprême Ali Khamenei pour lui demander d’autoriser une concurrence accrue à la présidentielle de juin, après la disqualification de plusieurs candidats majeurs.

« Le cœur des élections, c’est la concurrence. Si vous enlevez cela, vous avez un cadavre », a déclaré M. Rohani dans un discours télévisé, au lendemain de l’annonce du rejet des candidatures de son premier vice-président Eshaq Jahanguiri et d’un de ses principaux alliés, Ali Larijani. « J’ai écrit au guide suprême hier (lui demandant) s’il peut aider sur ce point », a ajouté M. Rohani.

Les Iraniens sont appelés à élire un successeur à M. Rohani le 18 juin, dans un climat de mécontentement général face à la grave crise économique et sociale que traverse le pays, et après la répression violente des vagues de contestation de l’hiver 2017-2018 et de novembre 2019.

Sur quelque 600 candidats au scrutin du 18 juin, le Conseil des gardiens de la Constitution, organe non élu chargé du contrôle de l’élection, en a autorisé sept à concourir, dont cinq ultraconservateurs. À la surprise générale, le Conseil des gardiens a invalidé M. Larijani, ancien président du Parlement et conseiller de M. Khamenei, ainsi que M. Jahanguiri, parmi d’autres noms connus, semblant offrir la victoire sur un plateau au chef du pouvoir judiciaire, l’ultraconservateur Ali Raïssi, qui avait obtenu 38 % des voix face à M. Rohani il y a quatre ans. Nombre de médias iraniens voyaient en M. Larijani le seul candidat capable de faire de l’ombre à M. Raïssi.

Crédité d’un large soutien dans l’opinion, l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad (populiste) a lui aussi été interdit de présidentielle, mais cette décision était attendue puisqu’il avait déjà été invalidé en 2017.

Alors que les rares projections disponibles laissent présager d’une très forte abstention le 18 juin, M. Rohani, qui ne peut se représenter, s’est inquiété d’un manque de mobilisation populaire le jour du scrutin, jugeant que pareil scénario pourrait nuire « au maintien de la légitimité » de la République islamique.

La publication de la liste des candidats autorisés à se présenter nourrit une avalanche de critiques en Iran, où le Conseil des gardiens est régulièrement accusé de sélectionner les postulants de manière totalement arbitraire, voire d’influer directement, par ses choix, sur les résultats du scrutin.

Source : AFP

Le président iranien Hassan Rohani a indiqué hier avoir écrit au guide suprême Ali Khamenei pour lui demander d’autoriser une concurrence accrue à la présidentielle de juin, après la disqualification de plusieurs candidats majeurs.
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