Un Syrien résidant au Liban sort de l'isoloir et s'apprête à déposer son bulletin dans l'urne à l'ambassade de Syrie à Yarzé, le 20 mai 2021. Photo REUTERS/Mohamed Azakir
Un Syrien, M.S.A., âgé de 54 ans, est décédé jeudi d'une crise cardiaque dans un mini-bus dans la Békaa alors qu'il se rendait avec d'autres réfugiés syriens à l'ambassade de Syrie au Liban, à Yarzé, pour prendre part au vote dans le cadre de la présidentielle syrienne du 26 mai, rapporte la chaîne locale LBCI.
Le quinquagénaire a été transféré à l'hôpital el-Mayas à Chtaura. Des enquêtes sécuritaires et militaires sur l'incident ont été ouvertes.
Plusieurs bus ont été affrétés à travers le Liban jeudi pour les électeurs syriens. Plus tôt dans la journée, sept ressortissants syriens ont été blessés dans une bagarre avec des Libanais sur l'autoroute de Nahr el-Kalb, alors qu'un convoi d'électeurs syriens pro-Assad passait par cet axe.
La présidentielle syrienne doit se tenir le 26 mai, mais les Syriens vivant à l'étranger sont appelés à voter le 20 dans les ambassades. Ils auront le choix entre trois candidats : Bachar el-Assad, grand favori et candidat à sa propre succession pour un quatrième mandat, et deux concurrents, un ex-ministre et un membre de l’opposition tolérée par le pouvoir. Le scrutin présidentiel sera le second à être organisé depuis le début en 2011 d’une guerre dévastatrice en Syrie, déclenchée après la répression par le régime de manifestations réclamant des réformes démocratiques. Aidé militairement par ses alliés iranien et russe, Bachar el-Assad a réussi à reprendre aux rebelles et aux jihadistes près des deux tiers du territoire au prix de combats destructeurs ayant fait plus de 388.000 morts.
Le Liban accueille 1,5 million de réfugiés syriens selon les autorités locales, dont moins d'un million sont enregistrés auprès des Nations Unies. Les dirigeants libanais estiment régulièrement que la crise socio-économique et financière aiguë que traverse leur pays depuis plus d'un an et demi est, au moins partiellement, due à la présence des réfugiés. Les autorités de Beyrouth refusent de lier le retour des réfugiés syriens à une solution politique à la guerre qui ravage la Syrie.

