Une pharmacie fermée au Liban. Photo d'archives Marc Fayad
De nombreux propriétaires de pharmacies du Metn (Mont-Liban) ont fermé leurs portes jeudi et observé une grève d'avertissement pour protester contre le mécanisme de distribution des médicaments et exiger qu'il soit juste et équitable. Un dispositif qui a provoqué de nombreuses pénuries ces dernières semaines.
"Travailler dans les pharmacies est devenu difficile à cause de la rareté des médicaments et de l'absence d'une politique pharmaceutique", ont dénoncé des pharmaciens, selon un communiqué rapporté par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). "Nous n'avons d'autre choix que de lancer un grand cri", ont-ils ajouté.
"La grève d'aujourd'hui sera le dernier avertissement pour exhorter les responsables à trouver des solutions à la crise, pour exprimer les souffrances du secteur pharmaceutique et pour accélérer la recherche de solutions", ont averti les propriétaires de pharmacies, affirmant que "la santé du patient était en jeu".
Depuis le début du mois, les pharmaciens font face à de nombreuses restrictions et ne parviennent pas à maintenir leur stock de médicaments. En cause, un changement au niveau de la procédure des subventions mis en place par la Banque du Liban (BDL), qui bloque la distribution de médicaments, même si ceux-ci sont disponibles auprès des importateurs. La BDL, qui subventionne l’importation des produits pharmaceutiques, impose désormais que les importateurs obtiennent une confirmation préalable pour n’importe quelle commande.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir