Le président libanais Michel Aoun remettant la lettre à l'ambassadrice de France au Liban, Anne Grillo, le 15 mai 2021au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra
Le président libanais Michel Aoun a remis samedi à l'ambassadrice de France au Liban, Anne Grillo, une lettre à l'attention du président de la République française Emmanuel Macron, à propos des "derniers développements" sur la situation au Liban et "des relations franco-libanaises", s'est contenté d'indiquer le palais présidentiel.
En proie à un effondrement économique et social, le Liban est sans gouvernement depuis plus de neuf mois, suite à la démission du cabinet de Hassane Diab, dans la foulée des explosions meurtrières l'été dernier au port de Beyrouth. Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et M. Aoun, empêtrés dans des rivalités personnelles et politiques, s'accusent mutuellement de blocage du processus.
Emmanuel Macron a lancé le 1er septembre à la Résidence des pins une initiative pour la formation d'un gouvernement de mission composé d'experts indépendants. Amputée de son esprit initial, cette initiative n'a pas permis de donner naissance à un cabinet pour l'instant. Face à l'impasse persistante, la France, toujours fortement impliquée dans le dossier, a décidé d'imposer des restrictions d'entrée sur son territoire à des personnalités libanaises impliquées dans la corruption. C'est dans ce contexte que le chef du Quai d'Orsay, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu à Beyrouth la semaine dernière. Il n'a toutefois précisé ni les personnes concernées ni les modalités précises des sanctions. L'Union européenne examine également un mécanisme à l'échelle régionale.


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