Des pompiers s'affairent, le 03 octobre 1980 à Paris, autour de véhicules détruits par l'explosion d'un engin explosif visant la synagogue de la rue Copernic. Photo d'archives AFP
La Cour française de cassation rendra sa décision le 19 mai sur le pourvoi du Libano-canadien Hassan Diab, unique suspect retrouvé pour l'attentat de la rue Copernic à Paris le 3 octobre 1980, qui conteste son renvoi aux assises.
Dans un arrêt du 27 janvier, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris avait infirmé, au grand soulagement des victimes, le non-lieu accordé en 2018 à Hassan Diab.
Cet universitaire libano-canadien de 67 ans est suspecté d'avoir posé la bombe devant une synagogue du XVIe arrondissement de Paris, qui avait fait quatre morts et 46 blessés. Il n'a cessé de clamer son innocence.
Quelle que soit la décision de la Cour de cassation, l'incertitude règne sur la présence lors d'un éventuel procès de l'accusé, retourné au Canada après avoir bénéficié du non-lieu en 2018.
Lors d'une audience mercredi, Me Paul Mathonnet, l'avocat à la Cour de cassation de ce professeur a assuré que "la justice n'est pas un autel sur lequel on sacrifie le premier venu ou le plus malchanceux".
Pour lui, la cour d'appel a failli à ses obligations en ne répondant pas à l'un des principaux arguments opposés par la défense. Celle-ci considère comme faux deux visas espagnols, d'entrée le 20 septembre 1980 et de sortie le 7 octobre 1980, correspondant à un séjour de 17 jours, figurant sur le passeport de M. Diab.
Ces visas ont été considérés comme un élément à charge déterminant par la cour d'appel, car ils rendraient vraisemblable la présence d'Hassan Diab en Europe, et donc à Paris, au moment des faits.
L'un des avocats des parties civiles, Me Emmanuel Piwnica, a demandé "de ne pas priver les victimes du procès auquel elles ont droit".
"C'est aussi l'intérêt de Hassan Diab de se retrouver devant une cour d'assises" s'il s'estime en mesure de pouvoir faire la démonstration de son innocence, a-t-il fait valoir.
Cet universitaire libano-canadien de 67 ans est suspecté d'avoir posé la bombe devant une synagogue du XVIe arrondissement de Paris, qui avait fait quatre morts et 46 blessés. Il n'a cessé de clamer son innocence.
Quelle que soit la décision de la Cour de cassation, l'incertitude règne sur la présence lors d'un éventuel procès de l'accusé, retourné au Canada après avoir bénéficié du non-lieu en 2018.
Lors d'une...


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