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Sport - Basket-ball / NBA

Russell Westbrook, nouveau roi du triple-double

Russell Westbrook, nouveau roi du triple-double

Russell Westbrook (Washington Wizards, maillot n° 4, de face) a réussi contre les Atlanta Hawks le 182e triple-double de sa carrière, battant le record NBA vieux de 47 ans du légendaire Oscar Robertson. Casey Sykes/Getty Images/AFP

Joueur à l’énergie débordante, Russell Westbrook a réussi contre Atlanta le 182e triple-double de sa carrière, battant le record NBA vieux de 47 ans du légendaire Oscar Robertson. Une performance exceptionnelle, même à une époque où cette spécificité statistique tend à se banaliser.

À 32 ans, la star des Wizards a encore quelques belles années devant lui pour porter sa marque bien plus haut. D’autant qu’il réussit en la matière des combinaisons rarissimes, tel ce récent « TD » à plus de vingt passes et vingt rebonds contre Indiana. C’était la troisième fois seulement que cela se produisait, après Wilt Chamberlain en 1968 et... lui-même déjà en 2019. Surtout, il fait preuve d’une impressionnante régularité, puisque avant même la fin de cet exercice, il est déjà assuré de le boucler avec un triple-double de moyenne. Et ce, pour la quatrième fois de sa carrière (après 2016-2017, 2017-2018, 2018-2019), quand Robertson l’a fait une fois il y a... 59 ans. Une éternité, une autre NBA.

Sur un parquet, Westbrook est comme une boule de flipper : partout à la fois. « Il met une énergie au rebond pour aller au milieu des big men, il y laisse de la fatigue, parce que ça veut dire jouer tous les ballons. C’est un cardio incroyable. Il est coutumier de traverser le terrain en slalomant, en évitant des gars, en dribblant, à pleine vitesse... Ça correspond, de cercle à cercle, à presque 30 m. Et cet effort, il le répète souvent », décrit Jacques Monclar, consultant NBA pour beIN Sports. « C’est un athlète hors normes, un dragster, mais qui a aussi un temps de jeu conséquent et qui a besoin d’être libre. Il n’est pas dans le partage et donc le nombre de triple-doubles, il vient aussi de là », ajoute-t-il. Et parfois, comme au flipper, ça « tilte ». Westbrook se précipite, shoote n’importe comment, perd une quantité astronomique de ballons, frôlant parfois le quadruple-double. Soit par manque de lucidité – comme le cœur, le cerveau aussi a besoin d’oxygène –, soit parce que cet affectif a les nerfs qui craquent. « Oui, il est capable de vendanger un match. Alors, on l’aime ou on ne l’aime pas, mais il n’en reste pas moins un joueur unique », insiste Monclar.

Or, en ce printemps, c’est le Westbrook flamboyant qui porte les Wizards sur la route des barrages qualificatifs pour les play-offs. Ses 22 triples-doubles lors des 26 dernières rencontres en sont la preuve. « J’espère qu’on lui donnera la reconnaissance qu’il mérite. C’est vraiment énorme ce qu’il fait », a déclaré au site The Athletic l’ex-gloire des Lakers Magic Johnson, 3e du classement historique (138), en réponse aux détracteurs fustigeant l’inutilité des performances de Westbrook. À Oklahoma City (2008-2019) puis Houston (2019-2020), il n’a en effet remporté aucune bague, mais il a déjà joué une finale NBA, perdue en 2012 avec le Thunder contre Miami. « Je me fous de ce qu’ils pensent, mais le fait qu’ils trouvent ça inutile m’amuse. Ce n’était pas inutile quand Robertson et Magic en faisaient. Quand c’est moi, on dit que ça a l’air facile, mais ce n’est pas aussi simple à réaliser », a-t-il récemment dit.

Pour la cinquième saison consécutive, la barre des 100 triples-doubles a été franchie. À une semaine de son épilogue, 134 ont été réussis par 28 basketteurs différents. Un autre record battu (127) qui en dit beaucoup sur la NBA d’aujourd’hui. « Le jeu, plus rapide, fait qu’il y a plus de possessions, donc plus matière à… Le triple-double est obtenu par le rythme. Les défenses sont un peu laxistes, donc ça favorise aussi les stats », expose Jacques Monclar. « Ensuite, on enferme moins les joueurs dans un rôle. Comme Westbrook, LeBron James est aussi l’incarnation de cette polyvalence, à croire qu’il conduit aussi le bus pour aller au stade », poursuit-il, précisant que beaucoup d’Européens ont ce profil. « Nikola Jokic en réussit beaucoup, il met des points, il est grand donc prend des rebonds, et il a un talent, une lecture du jeu qui lui fait faire des passes. » « Enfin, conclut-il, je crois qu’il n’y a jamais eu autant de très forts joueurs qu’en ce moment en NBA. Le niveau général est assez incroyable. » Et malgré cette concurrence, Westbrook cumule 36 triples-doubles cette saison, très loin devant son premier poursuivant, Jokic (15), un des favoris pour le trophée de MVP. « Je suis sûr que si tout le monde pouvait le faire, chacun le ferait », a-t-il souligné.

Source : AFP


Joueur à l’énergie débordante, Russell Westbrook a réussi contre Atlanta le 182e triple-double de sa carrière, battant le record NBA vieux de 47 ans du légendaire Oscar Robertson. Une performance exceptionnelle, même à une époque où cette spécificité statistique tend à se banaliser.
À 32 ans, la star des Wizards a encore quelques belles années devant lui pour porter sa marque...

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