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Moyen-Orient - ISRAËL

Ouverture d’une enquête après la bousculade meurtrière de Meron

Ouverture d’une enquête après la bousculade meurtrière de Meron

Des bougies en hommage aux victimes sont projetées sur les murs de la vieille ville de Jérusalem, le 2 mai 2021, tandis que le pays déclare un jour de deuil national suite au drame ayant eu lieu sur le mont Meron, au nord d’Israël, durant la fête religieuse du Lag Baomer. Photo Ahmad Gharabli / AFP

Le contrôleur de l’État israélien a annoncé hier l’ouverture d’une enquête sur la bousculade ayant fait 45 morts la semaine dernière lors d’un pèlerinage auquel participaient des milliers de juifs orthodoxes, tandis que les dernières funérailles s’achevaient en matinée. Le drame survenu très tôt vendredi dernier « aurait pu être évité et nous avons maintenant le devoir de déterminer comment », a affirmé Matanyahu Englman lors d’une conférence de presse, annonçant l’ouverture d’une « enquête spéciale ». Chargé de superviser le fonctionnement des institutions publiques, le bureau du contrôleur d’État avait à deux reprises, en 2008 et 2011, mis en garde sur les déficiences de l’équipement du site au mont Meron (dans le nord d’Israël) qui a accueilli jeudi plusieurs dizaines de milliers de juifs orthodoxes dans le cadre de la fête juive de Lag Baomer. « Si cela avait été corrigé, la catastrophe aurait peut-être pu être évitée », a estimé M. Englman.

Le ministre de la Défense Benny Gantz, également ministre de la Justice par intérim, avait demandé dimanche au procureur général d’examiner la possibilité pour l’actuel gouvernement de transition de lancer une commission d’enquête d’État, la plus haute forme d’enquête, plus contraignante que celle du contrôleur d’État. Seule une telle commission « pourrait prendre en compte tous les éléments de la catastrophe », avait-il affirmé. M. Netanyahu, qui a estimé que le drame était l’une « des plus grandes catastrophes » de l’histoire de l’État hébreu, avait promis une enquête « exhaustive », sans préciser par quelle instance.

Le chef de la police pour le nord d’Israël, Shimon Lavi, a dit assumer la « responsabilité » de la tragédie, tout comme le ministre de la Sécurité publique Amir Ohana qui a toutefois dit ne pas accepter le « blâme ». La ministre des Transports Miri Regev est quant à elle sur la sellette pour avoir, selon la presse locale, affrété des autocars pour permettre à des ultraorthodoxes de se rendre au pèlerinage.

Un étudiant de yeshiva (école talmudique) de 21 ans, originaire d’Argentine, a été enterré hier à Jérusalem en présence de plusieurs centaines de personnes et du ministre de l’Intérieur Arieh Deri, ont rapporté les médias israéliens. Les funérailles des victimes avaient commencé dès vendredi, quelques heures après le drame. Elles s’étaient interrompues pendant le shabbat, jour de repos, et avaient repris samedi soir. Parmi les morts, dont l’identification s’est achevée dimanche, figurent une quinzaine d’enfants et d’adolescents et notamment six Américains, deux Canadiens et au moins deux Franco-Israéliens.

Source : AFP


Le contrôleur de l’État israélien a annoncé hier l’ouverture d’une enquête sur la bousculade ayant fait 45 morts la semaine dernière lors d’un pèlerinage auquel participaient des milliers de juifs orthodoxes, tandis que les dernières funérailles s’achevaient en matinée. Le drame survenu très tôt vendredi dernier « aurait pu être évité et nous avons maintenant le...

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