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Politique

Aoun et Hariri « condamnés à se concerter », estime Raï

Aoun et Hariri « condamnés à se concerter », estime Raï

Béchara Raï bénissant des enfants (distraits) avec des rameaux d’olivier. Photo Michel Akl/ Bkerké

Dans l’homélie du dimanche des Rameaux des communautés qui observent le calendrier liturgique occidental, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a une fois de plus appelé le président de la République Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri à s’entendre pour former un gouvernement, insistant sur le fait qu’ils sont « condamnés à se concerter ».

« La classe politique aurait pu changer la perception de la population envers elle et se renflouer, si seulement elle avait pris conscience de la réalité (...) et avait œuvré au sauvetage du Liban, surtout après l’explosion au port de Beyrouth. Mais la plupart des responsables ont persisté dans l’erreur, l’échec et la négligence. Certains ont même donné la priorité aux intérêts de pays étrangers, sans se soucier de leurs électeurs, prouvant ainsi qu’ils sont inaptes à gouverner (...) », a déploré le chef de l’Église maronite. « Nous refusons cette réalité et condamnons tout responsable politique qui a conduit l’État à cette extrémité », a encore déclaré le patriarche.

Tristes Rameaux

« La fête des Rameaux est triste en ce jour, à cause des dirigeants politiques qui laissent nos familles orphelines. Ces familles s’attendaient en guise de cadeau à un gouvernement non partisan, de sauvetage, formé d’experts indépendants. Nous espérons que nos dirigeants ne priveront pas nos familles de ce cadeau à l’occasion de la fête de Pâques », a poursuivi le chef de l’Église maronite.

Se référant explicitement à un avis de l’ancien ministre de l’Intérieur Ziyad Baroud, publié dans la presse, le patriarche a affirmé : « Nous espérons que le président de la République et le Premier ministre désigné réaliseront qu’en vertu de la confiance mutuelle et des responsabilités partagées, ils sont condamnés à se concerter et à se mettre d’accord, en se basant sur les règles en place depuis les amendements constitutionnels de 1990, après l’accord de Taëf. Ces règles prévoient que les deux responsables fixent ensemble les critères et chacun d’eux choisit des ministres puis s’entendent sur la totalité de la formule », a-t-il rappelé.

Le Liban est toujours sans gouvernement actif depuis la démission du cabinet de Hassane Diab, dans la foulée de la double explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth. Lundi, le processus gouvernemental était une fois de plus revenu à la case départ à l’issue d’une très brève et orageuse réunion entre MM. Aoun et Hariri, qui campent tous les deux sur leurs positions et s’accusent mutuellement de blocage. Ils se livrent dans ce cadre une bataille au sujet des prérogatives qui leur sont octroyées par la Constitution. Dans l’entretien auquel s’est référé le patriarche, toutefois, M. Baroud affirme que la solution à l’impasse actuelle est « politique et non constitutionnelle ». « Constitutionnellement, affirme-t-il, on ne peut pas simplifier les choses à ce point de dire que le Premier ministre désigné forme le gouvernement, à charge pour le chef de l’État de le promulguer. Le paragraphe 4 de l’article 53 de la Constitution est très clair, et l’interpréter relève de l’évidence (...), la décision est prise en partenariat par les deux hommes, et c’est sur cette base que tous les gouvernements ont été formés depuis 1990 (...). La promulgation par le chef de l’État n’est pas une compétence formelle ou automatique. Il n’a pas compétence liée. La signature du chef de l’État ne se fait pas d’office. Ses compétences sont complètes. Il est impensable que le gouvernement lui soit proposé et qu’il le promulgue d’office. »

Dans l’homélie du dimanche des Rameaux des communautés qui observent le calendrier liturgique occidental, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a une fois de plus appelé le président de la République Michel Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri à s’entendre pour former un gouvernement, insistant sur le fait qu’ils sont « condamnés à se concerter ».« La classe politique aurait pu changer la perception de la population envers elle et se renflouer, si seulement elle avait pris conscience de la réalité (...) et avait œuvré au sauvetage du Liban, surtout après l’explosion au port de Beyrouth. Mais la plupart des responsables ont persisté dans l’erreur, l’échec et la négligence. Certains ont même donné la priorité aux intérêts de pays étrangers, sans se soucier de...
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Lakhdar Brahimi avait il reussi a amadouer le revolutionnaire de cette periode desastreuse de 1989 ? NON !

Gaby SIOUFI

10 h 17, le 29 mars 2021

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Commentaires (1)

  • Lakhdar Brahimi avait il reussi a amadouer le revolutionnaire de cette periode desastreuse de 1989 ? NON !

    Gaby SIOUFI

    10 h 17, le 29 mars 2021

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