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Monde - Diplomatie

Washington réaffirme son engagement au sein de l’OTAN

Le premier sommet de l’Alliance de Joe Biden pourrait se tenir en juin, en même temps que le sommet du G7, si les conditions sanitaires le permettent, ont indiqué plusieurs délégations.

Washington réaffirme son engagement au sein de l’OTAN

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, lors d’une conférence de presse suite à une réunion avec ses homologues de l’OTAN, hier à Bruxelles. Virginia Mayo/Pool AP/AFP

Les États-Unis ont confirmé mardi leur volonté de relancer l’OTAN lors du prochain sommet de l’Alliance. « Nous sommes déterminés à revitaliser nos alliances, à commencer par l’OTAN », a annoncé le nouveau secrétaire d’État américain, Antony Blinken, dans sa première déclaration à son arrivée au siège de l’OTAN. Mais ce dernier est resté flou sur la mission de l’Alliance en Afghanistan. « Nous n’avons pas encore arrêté notre position. Je viens partager certaines de nos réflexions et consulter les alliés », a-t-il expliqué. « Nous avons eu un échange constructif, mais il n’y a pas encore de décision finale, car elle dépend de l’évaluation du processus de paix », a expliqué le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg dans son compte rendu des discussions. « Il faut être réaliste. Le chemin sera difficile et il n’y a aucune garantie de succès, car ces pourparlers de paix sont fragiles », a-t-il souligné. Une réunion est prévue en Turquie le mois prochain, a-t-il rappelé. Les Européens n’ont pas caché leur désappointement. « Si les négociations de paix ne sont pas terminées d’ici à la fin avril, cela signifiera que la présence militaire sera prolongée », a déclaré le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas. Un arbitrage devient urgent pour « Resolute Support », la mission de formation de l’OTAN en Afghanistan, car l’accord conclu avec les talibans par l’administration de l’ex-président américain Donald Trump prévoit le départ de toutes les troupes étrangères le 1er mai. Le président Joe Biden a reconnu la semaine dernière qu’il serait « difficile » pour Washington de respecter cette échéance. Les talibans ont averti que les États-Unis seraient « responsables des conséquences ». « Fin avril-début mai, il faudra trouver une solution et il faudra aussi un accord avec les talibans pour avoir la garantie que les violences ne prendront pas les proportions que nous avons connues par le passé », a insisté Heiko Maas. L’OTAN est en Afghanistan depuis presque 20 ans, mais a réduit sa présence, passée de 130 000 militaires de 36 pays engagés dans des opérations de combat à 9 600 aujourd’hui, dont 2 500 Américains et 1 600 Allemands, chargés de la formation des forces afghanes.

La réunion des ministres des Affaires étrangères se déroule en présentiel pour la première fois depuis le début de la pandémie il y a un an, alors que le virus continue de frapper durement les pays européens. Le secrétaire d’État américain a prévu de nombreux entretiens bilatéraux avec ses homologues. Celui avec l’Allemand Heiko Maas pourrait être délicat en raison de l’opposition affichée des États-Unis au projet de gazoduc Nord Stream 2 entre l’Allemagne et la Russie. « Je vais le redire à mon homologue », a annoncé Antony Blinken.

« Nouveau chapitre »

Plusieurs autres sujets difficiles ont été abordés au cours des deux journées. Hier, les États-Unis ont sommé la Turquie de renoncer au système de défense antimissile acheté à la Russie et se sont dit préoccupés par le retrait d’Ankara de la Convention internationale sur la protection des femmes, a annoncé un porte-parole américain. Le secrétaire d’État, Antony Blinken, a formulé cette exigence et fait part de ses préoccupations à son homologue turc Mevlüt Çavusoglu lors d’un entretien durant la réunion de l’OTAN à Bruxelles, a précisé son porte-parole Ned Price. « Ce n’est un secret pour personne que nous avons des différends avec la Turquie, notamment au sujet des S-400 (système antimissile russe) et de certaines actions entreprises, y compris en Méditerranée orientale. Ce n’est pas non plus un secret que la Turquie est une alliée de longue date et apprécié, et un allié que nous avons, je crois, un grand intérêt à garder ancré à l’OTAN », avait déclaré la veille Antony Blinken. Les budgets militaires sont un autre point de contentieux. Les alliés se sont engagés à consacrer 2 % de leur PIB aux dépenses de défense pour 2024. Onze d’entre eux, dont la France, ont atteint cet objectif en 2020. Mais Jens Stoltenberg les a divisés en demandant « une augmentation importante » du budget d’investissement et du budget militaire pour « renforcer la dissuasion » de l’Alliance face « au comportement agressif de à la Russie » et à la « montée en puissance de la Chine ». « Nous sommes en train d’ouvrir un nouveau chapitre avec la volonté des États-Unis de reconstruire et de renforcer l’Alliance. Le débat est posé, et il devra être tranché lors du sommet prévu dans quelques mois », a-t-il déclaré.

Relations complexes

À cet égard, les États-Unis ne forceront pas leurs alliés à faire un choix « nous ou eux » avec la Chine, a annoncé hier Antony Blinken lors d’une réunion avec ses homologues à l’OTAN. « Nous savons que nos alliés ont des relations complexes avec la Chine qui ne s’aligneront pas toujours parfaitement sur les nôtres, et les États-Unis ne forceront pas leurs alliés à faire un choix “nous ou eux” », a-t-il affirmé à l’issue de la réunion. Le secrétaire d’État américain n’en a pas moins accusé Pékin de saper l’ordre commercial international construit par les États-Unis et leurs alliés après la Seconde Guerre mondiale. La Chine se défend d’un tel dessein, assurant respecter les règles d’institutions comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou le Fonds monétaire international (FMI). « Ils travaillent activement à saper les règles du système international et les valeurs que nous partageons avec nos alliés », a-t-il dit. « La Chine est un pays qui ne partage pas nos valeurs », a déclaré pour sa part hier Jens Stoltenberg en présentant l’Alliance comme un groupe de pays garantissant la liberté d’expression et d’association. Joe Biden se joindra aujourd’hui au sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne organisé par visioconférence, et lors duquel il devrait évoquer la relation entre Washington et l’UE, la pandémie de Covid-19, le changement climatique, ou encore la Russie et la Chine. Le premier sommet de l’OTAN du président américain pourrait se tenir en juin, en même temps que le sommet du G7, si les conditions sanitaires le permettent, ont indiqué plusieurs délégations.

Sources : agences

Les États-Unis ont confirmé mardi leur volonté de relancer l’OTAN lors du prochain sommet de l’Alliance. « Nous sommes déterminés à revitaliser nos alliances, à commencer par l’OTAN », a annoncé le nouveau secrétaire d’État américain, Antony Blinken, dans sa première déclaration à son arrivée au siège de l’OTAN. Mais ce dernier est resté flou sur la mission de l’Alliance en Afghanistan. « Nous n’avons pas encore arrêté notre position. Je viens partager certaines de nos réflexions et consulter les alliés », a-t-il expliqué. « Nous avons eu un échange constructif, mais il n’y a pas encore de décision finale, car elle dépend de l’évaluation du processus de paix », a expliqué le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg dans son compte rendu des...
commentaires (1)

et qu'en est il de l'exigence ddes USA du temps de Trump adressees a l'europe d'augmenter le budget de leur defense armees ?

Gaby SIOUFI

16 h 59, le 25 mars 2021

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Commentaires (1)

  • et qu'en est il de l'exigence ddes USA du temps de Trump adressees a l'europe d'augmenter le budget de leur defense armees ?

    Gaby SIOUFI

    16 h 59, le 25 mars 2021

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