Rechercher
Rechercher

Société - Grogne Populaire

Encore une journée de sit-in et de blocages de routes, émaillée d’incidents

Encore une journée de sit-in et de blocages de routes, émaillée d’incidents

Du nord au sud, un même scénario : des routes fermées à l’aide de pneus enflammés et de bennes à ordures. Photo ANI

La journée d’hier a été encore une fois placée sous le signe de la contestation populaire, sur fond de grave crise politique, économique et sociale. Du nord au sud en passant par la Békaa et la capitale Beyrouth, se sont multipliés hier les sit-in, les marches et les mouvements de colère contre la classe au pouvoir accusée de corruption et d’incompétence. Ces actions ont été émaillées d’incidents, au vu de l’insistance des manifestants à bloquer des routes et enflammer des pneus. Pendant ce temps, les Libanais assistent impuissants à l’effondrement de leur niveau de vie et à l’envolée du cours du dollar face à la livre libanaise. Une réalité quotidienne, depuis que le billet vert avait atteint la barre symbolique des 15 000 LL, avant de fléchir quelque peu.

Si, à Beyrouth, les protestations se sont limitées à quelques blocages de routes, notamment à Ouzaï, dans la banlieue sud de la capitale, les regroupements ont été plus nombreux et plus importants dans les régions, notamment à Saïda, Tyr, Tripoli, Baalbeck et sur les grands axes routiers qui relient le Nord au Sud.

Un groupe d’individus affiliés au collectif « La décision au peuple » a observé un sit-in devant le sérail de Saïda au Liban-sud, coupant partiellement la route sur les lieux du rassemblement. Plus au sud, à Tyr, l’autoroute a été bloquée à la hauteur des localités de Bayssariyé et Saksakiyé. Des disputes n’ont pas tardé à éclater entre les protestataires et des habitants désireux de se déplacer, entrecoupées de coups de feu tirés en l’air. Ce qui a nécessité l’intervention de l’armée pour rouvrir la route.

Dans le Nord, les manifestants ont organisé un sit-in et fermé le passage devant la branche de la Fransabank à Halba, dans le Akkar. La colère populaire a également atteint la région de Tripoli, la localité de Beddaoui notamment, où des protestataires, hommes, femmes et enfants, ont bloqué l’autoroute à l’aide de pneus et de bennes à ordures. Dans les rues de Mina-Tripoli, les contestataires ont défilé pour dénoncer les conditions de vie précaires. La route menant à la place Abdel Hamid Karamé a été fermée dans les deux sens. Des embouteillages monstres en ont résulté, plus particulièrement sur la route de Denniyé, à la hauteur des villages de Hayrounyé et Miryata, les voitures ayant dû emprunter des déviations.

Le scénario était identique dans la Békaa et plus particulièrement à Baalbeck, fief du Hezbollah, où des contestataires ont exprimé leur colère contre la dégringolade de la livre libanaise et la hausse vertigineuse des denrées alimentaires. L’entrée de Baalbeck a été coupée au niveau du rond-point de Douris et une marche a été organisée place du Poète Khalil Moutran devant la citadelle de la ville.

À la colère des manifestants est venue s’ajouter hier celle des pharmacies, des enseignants du secteur public et des chauffeurs des transports publics notamment. Ces derniers ont en effet observé une journée de grève dans différentes régions du pays pour protester contre les répercussions de la crise économique sur leurs secteurs respectifs.

La crise multiforme que vit le Liban depuis l’été 2019 est notamment marquée par une chute libre de la monnaie nationale face au dollar, une hyperinflation et une impasse politique, le pays étant sans gouvernement depuis plus de sept mois. Hier après-midi, après une réunion entre le chef de l’État Michel Aoun et le Premier ministre Saad Hariri, la livre s’échangeait à environ 12 400 LL contre le billet vert.

La journée d’hier a été encore une fois placée sous le signe de la contestation populaire, sur fond de grave crise politique, économique et sociale. Du nord au sud en passant par la Békaa et la capitale Beyrouth, se sont multipliés hier les sit-in, les marches et les mouvements de colère contre la classe au pouvoir accusée de corruption et d’incompétence. Ces actions ont été émaillées d’incidents, au vu de l’insistance des manifestants à bloquer des routes et enflammer des pneus. Pendant ce temps, les Libanais assistent impuissants à l’effondrement de leur niveau de vie et à l’envolée du cours du dollar face à la livre libanaise. Une réalité quotidienne, depuis que le billet vert avait atteint la barre symbolique des 15 000 LL, avant de fléchir quelque peu.
Si, à Beyrouth, les protestations se...
commentaires (1)

Ça ne sert à rien de continuer de polluer et de brûler à tout va et de bloquer les routes alors que tous les vendus sont libres de circuler et de vivre comme si de rien n’était et même mieux qu’avant. Ce ne sont pas les citoyens qu’il faut punir mais les vendus. Vous n’avez toujours pas compris? Il faut des rassemblements en masse et un point de départ où se regroupent tous les libanais mécontents et à leurs têtes les élites silencieuses du pays pour se diriger la où ces malotrus se trouvent et leur montrer que nous n’avons pas peur et que nous n’acceptons plus d’être maltraités et traînés dans la m... pour que eux restent à leurs postes et nous mènent en enfer. Il faut les brûler dans l’enfer qu’ils nous ont préparé.

Sissi zayyat

18 h 25, le 19 mars 2021

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Ça ne sert à rien de continuer de polluer et de brûler à tout va et de bloquer les routes alors que tous les vendus sont libres de circuler et de vivre comme si de rien n’était et même mieux qu’avant. Ce ne sont pas les citoyens qu’il faut punir mais les vendus. Vous n’avez toujours pas compris? Il faut des rassemblements en masse et un point de départ où se regroupent tous les libanais mécontents et à leurs têtes les élites silencieuses du pays pour se diriger la où ces malotrus se trouvent et leur montrer que nous n’avons pas peur et que nous n’acceptons plus d’être maltraités et traînés dans la m... pour que eux restent à leurs postes et nous mènent en enfer. Il faut les brûler dans l’enfer qu’ils nous ont préparé.

    Sissi zayyat

    18 h 25, le 19 mars 2021

Retour en haut