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Moyen-Orient - Minorités

En Turquie, un procureur saisit la plus haute cour pour interdire un parti prokurde

En Turquie, un procureur saisit la plus haute cour pour interdire un parti prokurde

L’avocat et militant des droits de l’homme Omer Faruk Gergerlioglu, du Parti démocratique des peuples (HDP), ici au premier rang avec un masque bleu, entouré de ses collègues après que le Parlement turc l’a déchu de son mandat, à Ankara, le 17 mars 2021. Adem Altan/AFP

Un procureur turc a saisi hier la Cour constitutionnelle pour réclamer l’interdiction du principal parti prokurde de Turquie, qu’il accuse d’activités « terroristes », a rapporté l’agence de presse étatique Anadolu. Selon cette dernière, le procureur en question a envoyé un acte d’accusation à la Haute Cour demandant l’ouverture d’un procès pour interdire le Parti démocratique des peuples (HDP), troisième formation politique du pays régulièrement vilipendée par le président Recep Tayyip Erdogan.

Dans son acte d’accusation, le procureur estime que « les membres du HDP s’efforcent, par leurs déclarations et leurs actes, de détruire l’union indivisible entre l’État et la nation », relate l’agence turque. La Cour constitutionnelle doit encore accepter cet acte d’accusation pour que la date d’un procès soit fixée.

Cette annonce intervient après plusieurs semaines d’attaques verbales croissantes contre le HDP de la part de M. Erdogan et de son partenaire de coalition informelle, le Parti d’action nationaliste (MHP, extrême droite). Le chef de l’État accuse le HDP d’être la « vitrine politique » du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui mène une sanglante guérilla en Turquie, et est qualifié de « terroriste » par Ankara et ses alliés occidentaux.

Les critiques contre le HDP ont redoublé d’intensité après une intervention militaire turque avortée visant à secourir 13 otages aux mains du PKK en Irak, qui s’est soldée par la mort de tous les prisonniers, à la mi-février. La demande de fermeture du HDP intervient par ailleurs quelques heures après que le Parlement turc eut déchu de son mandat un député de cette formation, Faruk Gergerlioglu.

Le HDP, qui rejette fermement les accusations d’« activités terroristes », se dit victime de persécution en raison de son opposition à M. Erdogan. Deuxième formation d’opposition la plus représentée au Parlement, le HDP fait l’objet d’une répression implacable depuis 2016, année où son charismatique chef de file, Selahattin Demirtas, a été emprisonné. Depuis, plusieurs centaines de ses membres ont été arrêtés, et des dizaines de ses maires élus dans le sud-est majoritairement kurde de la Turquie ont été remplacés par des administrateurs nommés par le gouvernement.

Source : AFP

Un procureur turc a saisi hier la Cour constitutionnelle pour réclamer l’interdiction du principal parti prokurde de Turquie, qu’il accuse d’activités « terroristes », a rapporté l’agence de presse étatique Anadolu. Selon cette dernière, le procureur en question a envoyé un acte d’accusation à la Haute Cour demandant l’ouverture d’un procès pour interdire le Parti démocratique des peuples (HDP), troisième formation politique du pays régulièrement vilipendée par le président Recep Tayyip Erdogan.
Dans son acte d’accusation, le procureur estime que « les membres du HDP s’efforcent, par leurs déclarations et leurs actes, de détruire l’union indivisible entre l’État et la nation », relate l’agence turque. La Cour constitutionnelle doit encore accepter cet acte d’accusation...
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