Il y a une semaine, nous quittait une grande dame, et c’est comme si toute l’élégance d’un corps, d’une âme, s’était retirée de ce monde.
Nous sommes nombreux, très nombreux, à avoir été touchés par sa grâce.
Pour ses élèves et étudiants, elle fut une professeure exceptionnellement charismatique, animée d’une passion rare pour la transmission et dont les cours de littérature française étaient des moments suspendus dans l’espace et dans le temps, des parenthèses dans une vie où chacun se sentait devenir meilleur.
Pour quelques privilégiés, elle fut l’amie. Son intelligence était contagieuse, son énergie vivifiante, son écoute salutaire, son style une leçon, son humour décapant, sa joie de vivre obstinée et sa capacité d’empathie émouvante.
Elle était, pour tous ceux-là, indispensable.
Elle était aussi pour le monde de la culture à Beyrouth et pour la francophonie une flamme dont la lumière continuera à briller, à travers ses écrits, mais aussi à travers l’étincelle qui éclaire l’esprit de tous ceux qu’elle a croisés et qui la transmettront à leur tour.
Pour tous ceux qui l’ont aimée, ses étudiants et amis en particulier, qui demeurent inconsolables et quelque peu orphelins, elle laisse un vide immense, difficile à combler.
Ses étudiantes et amies

