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Politique - Parlement

Ali Hassan Khalil se défend et ferraille avec le CPL

Ali Hassan Khalil se défend et ferraille avec le CPL

Le député a tenu hier une conférence de presse au Parlement. Photo ANI

En marge de la séance du Parlement réuni hier pour approuver trois textes de loi, notamment celui portant sur un prêt de 246 millions de dollars de la Banque mondiale devant permettre de financer le développement d’un système national de filets de sécurité sociale (voir page 5), l’ancien ministre des Finances Ali Hassan Khalil a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a souligné que « rien ne prête à croire qu’un gouvernement verra le jour prochainement ». Le député a aussi répercuté les craintes du président de la Chambre, Nabih Berry, au sujet du maintien du blocage.

« M. Berry est extrêmement inquiet de la légèreté avec laquelle les protagonistes politiques abordent la formation du gouvernement », a-t-il dit. La « paralysie » de ce processus « n’est pas de bon augure », a-t-il ajouté.

Concernant la proposition de loi qu’il a présentée visant à verser un million de livres supplémentaires à l’ensemble des forces armées et sécuritaires du pays pour une période de six mois, l’ancien ministre a défendu son initiative face aux critiques dont elle a fait l’objet, alors que le Liban traverse une des pires crises économiques de son histoire. Il a expliqué qu’il n’a fait qu’avancer « une suggestion qu’il n’est pas possible de comparer à un pot-de-vin, surtout que les militaires sont en train de risquer leurs vies ».

Ali Hassan Khalil a également critiqué sans les nommer les Forces libanaises et le CPL qui avaient annoncé la veille qu’ils ne comptaient pas prendre part à la séance parlementaire. Les FL avaient jugé la séance inopportune et le CPL a voulu protester contre le fait qu’une proposition de loi qu’il avait soumise au bureau de la Chambre pour le déblocage d’une avance du Trésor pour l’achat de fuel n’a pas été inscrite à l’ordre du jour de la réunion.

« Chaque partie a le droit de faire acte de présence ou de boycotter. Mais il est inadmissible que l’on tente de redéfinir les règles du travail législatif selon les humeurs des uns et des autres », a-t-il lancé.

La proposition de loi qui prévoit donc d’accorder à Électricité du Liban (EDL) la contribution financière dont elle a besoin pour continuer à alimenter le pays en courant électrique, alors qu’une pénurie générale est à craindre à la fin du mois, selon le ministre sortant de l’Énergie, Raymond Ghajar, a donné lieu à de vifs échanges entre les deux députés Waël Bou Faour (PSP) et Eddy Maalouf (CPL). Répondant aux questions de la chaîne MTV, M. Bou Faour avait affirmé : « Il faut libérer le ministère de l’Énergie des mains du Courant patriotique libre qui place les Libanais en situation de dépendance totale » à ce parti.

Riposte aouniste : « La mafia du pétrole revendique la libération du ministère de l’Énergie des mains du CPL pour que le terrain soit libre devant les vampires. Vous avez bloqué les plans (de développement du secteur) de l’électricité pour maintenir votre business et vous osez pleurnicher aujourd’hui, mais personne n’est dupe », a cru ironiser le député Eddy Maalouf dans un tweet.

Sur un ton moins polémique, un autre député du même bloc, Alain Aoun, a estimé que le débat autour de la rallonge budgétaire pour le secteur de l’électricité est une affaire qui « concerne toutes les parties en cause et non seulement le bloc du Liban fort ».

En marge de la séance du Parlement réuni hier pour approuver trois textes de loi, notamment celui portant sur un prêt de 246 millions de dollars de la Banque mondiale devant permettre de financer le développement d’un système national de filets de sécurité sociale (voir page 5), l’ancien ministre des Finances Ali Hassan Khalil a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a souligné que « rien ne prête à croire qu’un gouvernement verra le jour prochainement ». Le député a aussi répercuté les craintes du président de la Chambre, Nabih Berry, au sujet du maintien du blocage.
« M. Berry est extrêmement inquiet de la légèreté avec laquelle les protagonistes politiques abordent la formation du gouvernement », a-t-il dit. La « paralysie » de ce processus « n’est...
commentaires (4)

On colle des titres à des incompétents corrompus...ancien ministre des finances qui fut l'un des architectes de notre situation désastreuse, par ci et président de ci ou de ça à ceux qui se sont poussé des racines, pendant plus de trente ans, pour s'assurer qu'elles contribueront à a destruction des fondations de notre état, ou ceux qui somnolent sur une chaise première en rêvant une monarchie gendrée achetée au prix de la Patrie et de ses Citoyens ...

Wlek Sanferlou

19 h 55, le 14 mars 2021

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Commentaires (4)

  • On colle des titres à des incompétents corrompus...ancien ministre des finances qui fut l'un des architectes de notre situation désastreuse, par ci et président de ci ou de ça à ceux qui se sont poussé des racines, pendant plus de trente ans, pour s'assurer qu'elles contribueront à a destruction des fondations de notre état, ou ceux qui somnolent sur une chaise première en rêvant une monarchie gendrée achetée au prix de la Patrie et de ses Citoyens ...

    Wlek Sanferlou

    19 h 55, le 14 mars 2021

  • Ce n'est pas lui dont Al Jadid avait exhumé d'étranges titres de propriété acquis à des prix drôlement avantageux?

    M.E

    07 h 23, le 14 mars 2021

  • Autant que vous haussez la voix , autant que vous avez tort. Vous ne faites nullement sensation.

    Esber

    00 h 30, le 14 mars 2021

  • Mais quelle séance? Quel parlement? De quoi parle t-il? Il n’a pas compris qu’il n’y a plus de pays à présent et que ces vendus qui fanfaronnent n’ont plus aucun poids ni au niveau local ni au niveau international. Ils sont devenus la risée du monde et terni l’image du peuple libanais juste par leur présence au pouvoir et continuent à se prendre pour des responsables politiques, eux les vendus et les moins que rien. La mascarade continue et ils excellent dans leurs rôles de déplacer du vent nous prenant pour des abrutis de leur trempe.

    Sissi zayyat

    14 h 28, le 13 mars 2021

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