Sur cette photo prise le 8 mars 2021, un agent de santé prépare une dose du vaccin AstraZeneca dans un centre de vaccination Covid-19 situé à la gare Termini à Rome. Le 11 mars 2021, le Danemark, la Norvège et l’Islande ont suspendu temporairement l’utilisation du vaccin Covid-19 d’AstraZeneca en raison de préoccupations concernant le developpement chez des patients de caillots sanguins post-injection, alors que le fabricant et l’Agence européenne du médicament ont insisté sur le fait que le vaccin était sûr. Le Danemark a été le premier à annoncer sa suspension, « à la suite de rapports faisant état de cas graves de caillots sanguins » parmi les personnes qui avaient reçu le vaccin, a indiqué l’Autorité sanitaire du pays dans un communiqué. Tiziana Fabi/AFP
Le vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19 était dans l’œil du cyclone hier, avec la suspension des injections par le Danemark, l’Islande, la Norvège et l’Italie, au moment où l’arrivée dans l’Union européenne d’un quatrième vaccin, celui de Johnson & Johnson, fait espérer une accélération des campagnes d’immunisation. L’Agence nationale danoise de la santé, la première à annoncer cette décision, a invoqué la prudence face à des « cas graves de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées », même si « à l’heure actuelle, on ne peut pas conclure à l’existence d’un lien entre le vaccin et les caillots sanguins ». Les autorités sanitaires norvégiennes et islandaises ont également invoqué le principe de « précaution ».
Le laboratoire anglo-suédois et le gouvernement britannique ont réagi pour défendre un vaccin « sûr » et « efficace ». De son côté, l’Agence européenne des médicaments (AEM) a affirmé que le risque de caillot sanguin n’est pas plus élevé chez les personnes vaccinées, alors que déjà lundi, l’Autriche avait décidé de cesser d’administrer un lot de vaccins du laboratoire après la mort d’une infirmière l’ayant reçu, suivie dans la foulée par l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie et le Luxembourg, et hier par l’Italie. Dans l’attente des résultats de l’enquête en cours, le régulateur européen a estimé que le vaccin pouvait continuer à être utilisé.
Un vaccin à injection unique
L’Union européenne a par ailleurs donné son feu vert hier au vaccin à injection unique, le premier de ce type, du laboratoire américain Johnson & Johnson, le quatrième autorisé dans l’UE. « Plus de vaccins sûrs et efficaces arrivent sur le marché », s’est réjouie la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, rappelant que 200 millions d’Européens pourront être vaccinés grâce à ce nouveau sérum. Le déploiement de la vaccination est devenu un enjeu majeur alors que le Covid-19 a fait au moins 2 621 295 morts dans le monde, avec plus de 117 982 000 cas diagnostiqués, selon un bilan établi hier. La Commission européenne, qui s’inquiète de « plusieurs points chauds », a annoncé hier qu’elle étendait jusqu’à fin juin son mécanisme de contrôle des exportations de vaccins, imposé depuis fin janvier.
Aux États-Unis, message des présidents
Les autorités sanitaires allemandes ont ainsi fait état d’une forte hausse des infections, s’alarmant du déclenchement d’une « troisième vague ». La France se prépare, elle, à évacuer des patients de certaines régions pour soulager des hôpitaux débordés, notamment dans la région parisienne.
Elle a cependant annoncé l’assouplissement à partir d’aujourd’hui des voyages vers et en direction de sept pays hors-Union européenne, dont le Royaume-Uni ou le Japon, compte tenu de la circulation déjà très forte du variant britannique dont une étude de la revue médicale BMJ a révélé qu’il était 64 % plus mortel que le coronavirus d’origine. La Pologne a également fait part d’un nouveau record de contaminations.
En revanche, le Portugal présentait hier un plan de déconfinement progressif, se targuant d’avoir actuellement « des niveaux de contagion parmi les moins élevés d’Europe ». De l’autre côté de l’Atlantique, le Brésil, où le président d’extrême droite Jair Bolsonaro n’a cessé de minimiser la pandémie et où la vaccination n’a débuté que tardivement, a battu mercredi un nouveau record de décès en 24 heures (2286). Le pays compte à ce jour 270 656 décès.
« Nous sommes au pire moment de la pandémie au Brésil, le taux de transmission avec les variants rend l’épidémie encore plus grave. L’année 2021 va encore être très dure », a déclaré Margareth Dalcolmo, pneumologue à la Fiocruz, institut de référence en santé publique.
Les États-Unis, pays le plus touché au monde avec plus d’un demi-million de décès, ont réalisé déjà plus de 93 millions d’injections, et des commandes ont été passées pour recevoir d’ici à fin mai assez de doses pour vacciner l’ensemble des adultes.
Dans une vidéo rendue publique hier, quatre anciens présidents américains, Jimmy Carter, George W. Bush, Bill Clinton, Barack Obama, encouragent la population à se faire vacciner.
« Ce vaccin est synonyme d’espoir », y déclare Barack Obama. « Ils vous protégera et protégera ceux que vous aimez. » Le président en fonction Joe Biden doit, lui, prendre la parole dans la journée. « Je vais parler de toutes les épreuves de l’année écoulée, mais – et c’est le plus important – je vais aussi parler de ce qui viendra après », a-t-il dit mercredi, disant voir de « vraies raisons d’espérer ».
Baignade dans le Gange
En Asie, où le Cambodge a annoncé hier son premier mort du coronavirus, la menace du Covid-19 n’a pas empêché des centaines de milliers de pèlerins indiens de se baigner dans le fleuve sacré du Gange à l’occasion d’une importante fête hindoue.
Les autorités de Haridwar, dans l’État de l’Uttarakhand, attendent 2,5 millions de personnes pour Maha Shivratri. « L’Inde a déjà vaincu la maladie et il n’y a aucune raison de s’inquiéter », déclare Nitesh Kumar, un pèlerin de 31 ans.
L’Unicef s’est alarmée du sort des enfants et adolescents depuis le déclenchement de la pandémie.
« Le nombre d’enfants affamés, isolés, maltraités, anxieux, vivant dans la pauvreté ou contraints au mariage a augmenté », a déploré sa directrice Henrietta Fore. La pandémie a aussi empêché l’an dernier 12 millions de femmes d’accéder à des moyens contraceptifs, conduisant à 1,4 million de grossesses non désirées, indique un rapport de l’agence onusienne UNFPA rendu public hier.
Source : AFP
Le laboratoire...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine