Six prévenus, dont un mineur, qui étaient détenus par les autorités après avoir participé aux manifestations de Tripoli fin janvier, ont été remis en liberté hier, a confirmé à L’Orient-Le Jour Me Ayman Raad, l’un des avocats qui représentent plusieurs des activistes arrêtés.
Les militants Ali Haybe, Ali Hachem et Rabih Chemaly, tous trois issus de la Békaa, et les Tripolitains Tarek Badawiyé, Moussa Houssami et Ala’ Kammoun, un mineur âgé d’une quinzaine d’années, ont été relâchés.
Fin février, 35 personnes avaient été accusées de « terrorisme » par le procureur général militaire Fady Akiki, après avoir pris part à des manifestations antipouvoir à Tripoli. « Sur les 35 accusés, seuls 24 ont été arrêtés. À l’heure actuelle, cinq personnes sont encore détenues », révèle Me Raad qui précise que les avocats ne connaissaient pas au départ le nombre exact de militants détenus par la justice.
« Les prévenus sont sortis au fur et à mesure ces dernières semaines, confie pour sa part Me Mazen Hoteit, avocat au barreau de Beyrouth. Des demandes de remise en liberté seront présentées demain pour les personnes qui sont toujours détenues », souligne-t-il. Me Hoteit affirme par ailleurs que la remise en liberté des six militants a été prise hier par Claude Ghanem, l’assistant du juge Akiki, ce dernier étant atteint du Covid-19.


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Pour quelle raison tout ce monde à été arrêté, puis relâché ?
18 h 43, le 09 mars 2021