Un drapeau russe. Photo d'archives AFP
La Russie a protesté mardi contre de possibles nouvelles sanctions occidentales visant Moscou après l'empoisonnement et l'emprisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny, promettant qu'elles ne resteraient pas sans réponse.
"Ceux qui continuent de compter sur ces restrictions devraient probablement réfléchir: atteignent-ils leurs objectifs avec cette politique?", s'est interrogé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Notre réponse sera évidente : une telle politique n'atteint pas ses objectifs", a-t-il poursuivi, lors de sa conférence de presse quotidienne.
De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a assuré, durant une conférence de presse, que Moscou "répondra obligatoirement" à des sanctions occidentales. "Personne n'a annulé les règles de la diplomatie et une de ces règles est le principe de réciprocité", a-t-il ajouté à Moscou.
Ces réactions interviennent alors que des experts de l'ONU ont dénoncé la veille la responsabilité de la Russie dans l'empoisonnement l'été dernier d'Alexeï Navalny et demandé une enquête internationale.
De son côté, l'Union européenne a officialisé des sanctions contre quatre hauts fonctionnaires impliqués dans les procédures judiciaires engagées contre M. Navalny et dans la répression menée contre ses partisans en Russie.
Selon la chaîne CNN, qui s'appuie sur deux sources proches de la présidence américaine, les Etats-Unis se préparent également à imposer des sanctions.
L'opposant de 44 ans est visé par de multiples procédures judiciaires depuis son retour en Russie après cinq mois de convalescence en Allemagne, où il se remettait de cet empoisonnement dont il accuse le Kremlin. Condamné à deux ans et demi de prison en février, il est arrivé dimanche dans la colonie pénitentiaire où il purgera sa peine.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir