Rechercher
Rechercher

Monde - Coronavirus

L’Angleterre espère un retour à la normale fin juin

Début de la campagne de vaccination à Gaza.

L’Angleterre espère un retour à la normale fin juin

La première dose de vaccin a symboliquement été administrée à Riyad Zaanoun, un ancien ministre de la Santé palestinien, dans une clinique de la ville de Gaza. Mahmoud Hams/AFP

Au Royaume-Uni, pays européen le plus durement frappé par le coronavirus avec plus de 120 000 morts, le Premier ministre Boris Johnson a présenté lundi un plan progressif pour faire sortir l’Angleterre du reconfinement, imposé début janvier face à une explosion de l’épidémie liée au variant apparu dans le Kent.

Le gouvernement britannique a annoncé viser une réouverture des commerces non essentiels et des musées à partir du 12 avril en Angleterre. Suivront les cinémas, hôtels, stades (avec maximum 10 000 personnes) et restaurants à partir du 17 mai. L’objectif est de lever les dernières restrictions en juin. Les écoles rouvriront, elles, dès le 8 mars. Chaque nation décidant de sa stratégie en matière de déconfinement, les écoles rouvrent progressivement dès lundi en Écosse et au pays de Galles.

La campagne de vaccination lancée en décembre bat son plein : un adulte sur trois a reçu une première dose. D’ici à mi-avril, les plus de 50 ans devraient tous avoir reçu une première dose.

En Allemagne, malgré la crainte d’une troisième vague épidémique liée au variant britannique, les écoles rouvrent lundi dans la majeure partie du pays avec des conditions sanitaires drastiques, après deux mois de fermeture.

En France, des mesures de confinement vont être imposées ces deux prochains week-ends sur une partie de la Côte d’Azur (Sud-Est), avec des contrôles renforcés aux aéroports de la région et à la frontière italienne.

Un an après l’annonce, le 29 février 2020, du premier mort du virus aux États-Unis, le franchissement du seuil des 500 000 décès est imminent, selon le décompte de l’université Johns Hopkins, qui fait référence. Le seuil des 400 000 décès avait été dépassé en janvier à la veille de l’investiture de Joe Biden, qui a fait de la lutte contre l’épidémie la priorité absolue de son début de mandat. Les États-Unis pourraient bien avoir un troisième vaccin autorisé d’ici à la fin de la semaine, celui de Johnson & Johnson, sur lequel un comité doit rendre un avis consultatif vendredi.

Patience en Inde

Dans le monde, la pandémie a fait plus de 2,46 millions de morts depuis fin décembre, selon un bilan établi hier. Partout, les gouvernements misent sur les injections pour tenter de venir à bout de la pandémie : plus de 205 millions de doses de vaccin anti-Covid ont été administrées dans le monde.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dénonce toutefois « le nationalisme vaccinal », soulignant qu’« à eux seuls, dix pays se sont partagé plus des trois quarts des doses de vaccin contre le Covid-19 administrées à ce jour ».

Le laboratoire Sanofi a annoncé qu’il allait produire en France le vaccin contre le Covid-19 de son concurrent américain Johnson & Johnson. Faute de pouvoir proposer à ce stade son propre remède, Sanofi avait déjà accepté de fabriquer à partir de l’été celui de son concurrent Pfizer/BioNTech.

Sommé d’accorder la priorité à l’Inde, le Serum Institute of India, plus grand fabricant mondial de vaccins qui produit le vaccin d’AstraZeneca sous le nom de Covishield, a demandé aux pays en attente d’approvisionnement d’être « patients ».

L’Inde veut vacciner 300 millions de personnes d’ici à juillet et a pris du retard avec à peine plus de 11 millions de doses administrées. Dans l’État le plus touché du pays, le Maharashtra (110 millions d’habitants) qui abrite la capitale économique Bombay, de nouvelles restrictions ont été imposées lundi après une recrudescence des contaminations.

L’Australie a quant à elle donné lundi le véritable coup d’envoi de sa campagne de vaccinations. Quelque 60 000 doses sont prêtes à être injectées cette semaine, auprès des personnels soignants, policiers ou résidents de maisons de retraite.

Ce lancement a toutefois été assombri par les manifestations antivaccins dans certaines grandes villes.

Au Proche-Orient, la campagne de vaccination contre le coronavirus a débuté lundi dans la bande de Gaza, après la livraison de milliers de doses en provenance des Émirats arabes unis et de l’Autorité palestinienne basée en Cisjordanie. « La priorité est donnée au personnel médical, en première ligne de la pandémie, puis aux personnes âgées malades », a indiqué lors d’une conférence de presse Dr Medhat Muheisen, un responsable du ministère de la Santé du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza. Dimanche, quelque 20 000 doses du vaccin russe Spoutnik V sont arrivées en provenance des Émirats, et via la frontière égyptienne, dans l’enclave palestinienne sous blocus israélien. La responsabilité du transfert a été revendiquée par un groupe dirigé par Mohammad Dahlan, un dissident du parti Fateh, rival du Hamas, actuellement en exil aux Émirats. Un premier lot de 2 000 doses du vaccin russe avait été envoyé mercredi dernier par l’Autorité palestinienne vers le territoire paupérisé de deux millions d’habitants.

Enfin, la Syrie a autorisé sur son territoire l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 de son allié russe, le Spoutnik V, a annoncé hier l’ambassade de Damas à Moscou. « La République arabe syrienne a accompli toutes les procédures sur l’enregistrement du vaccin russe Spoutnik V » et « a autorisé son emploi sur son territoire », a affirmé un communiqué de l’ambassade, cité par l’agence de presse russe TASS. Officiellement, les zones contrôlées par Damas ont enregistré 15 179 cas de coronavirus depuis le début de la pandémie, dont 998 mortels.

Source : AFP


Au Royaume-Uni, pays européen le plus durement frappé par le coronavirus avec plus de 120 000 morts, le Premier ministre Boris Johnson a présenté lundi un plan progressif pour faire sortir l’Angleterre du reconfinement, imposé début janvier face à une explosion de l’épidémie liée au variant apparu dans le Kent.Le gouvernement britannique a annoncé viser une réouverture des...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut