Neuf miliciens étrangers fidèles au régime syrien ont été tués hier avant l’aube dans des frappes israéliennes visant des dépôts d’armes près de Damas, selon un nouveau bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Depuis le déclenchement en 2011 de la guerre en Syrie voisine, l’État hébreu y a mené des centaines de frappes contre des positions du pouvoir syrien et les forces de ses alliés, l’Iran et le Hezbollah libanais, deux bêtes noires d’Israël.
D’après l’OSDH, la défense antiaérienne syrienne a intercepté « un bon nombre de missiles mais beaucoup ont atteint leurs cibles et causé des dégâts ». « Neuf membres de milices prorégime et soutenues par l’Iran ont été tués. » Des missiles se trouvaient dans certains des dépôts visés près de Damas, a ajouté l’ONG. À Damas, l’agence de presse officielle SANA, citant une source militaire, a accusé « l’ennemi israélien d’avoir mené une agression avec des salves de missiles (tirés) depuis le Golan syrien occupé et la Galilée ». La « plupart » des missiles ont été abattus par la défense antiaérienne, selon elle.
À Jérusalem, un porte-parole de l’armée israélienne a indiqué ne pas « pouvoir commenter » ces informations. L’État hébreu, qui confirme sporadiquement ses raids en Syrie, ne cesse de marteler qu’il ne permettra pas à ce pays de devenir la tête de pont des forces iraniennes qui aident le régime de Bachar el-Assad. En 2020, une cinquantaine de cibles ont été attaquées, d’après un rapport annuel diffusé par l’armée israélienne. À la mi-janvier, près de 60 soldats et combattants prorégime ont été tués dans des raids imputés à Israël contre la province syrienne de Deir ez-Zor (Est). C’était alors l’attaque la plus meurtrière jamais menée par l’État hébreu en Syrie, selon l’OSDH.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine