Michel Murr, le 16 mai 2008, au départ de Beyrouth pour une visite officielle au Qatar. Photo AFP
De nombreux responsables politiques de tous bords ont rendu hommage au député du Metn Michel Murr, décédé hier matin des suites du Covid-19 à 88 ans. Michel Murr a joué « un rôle dans la plupart des étapes charnières de l’histoire du Liban. Avec son départ, c’est une page du leadership du Metn et de la politique libanaise qui se tourne », a tweeté le Premier ministre désigné, Saad Hariri. Dans un communiqué, la famille du défunt a appelé les proches et partisans du député et ancien ministre à prier pour le repos de son âme depuis leur domicile afin de respecter les mesures préventives contre le coronavirus. La famille a ensuite annoncé qu’elle organiserait une messe en hommage à Michel Murr « lorsque les circonstances le permettraient ». Aucune indication n’a été donnée sur la date des obsèques.
« Nous avons été en conflit avec Michel Murr à l’époque de la tutelle (syrienne) et nous nous sommes entendus après la fin de la tutelle », a rappelé pour sa part le chef du CPL, Gebran Bassil. « En ce qui concerne les législatives, nous avons été alliés puis nous nous sommes séparés, mais nous avons toujours apprécié l’amour que la population lui portait », a-t-il ajouté. « Le départ de Michel Murr nous chagrine en cette période difficile, alors qu’il n’a pas eu droit aux adieux qu’il mérite, a renchéri Ibrahim Kanaan, député aouniste du Metn. Que vous ayez été son allié ou son rival, vous ne pouviez passer outre à sa présence et son empreinte au niveau du Metn et de la nation. »
Le député de la Békaa Jamil Sayyed a écrit sur Twitter : « Michel Murr n’a jamais rien caché de ce qu’il était. La politique coulait dans ses veines (…) Vous pouvez l’aimer ou ne pas l’aimer, mais son départ ne peut que vous attrister. » Sleiman Frangié, ancien député et chef du courant Marada, a quant à lui souligné que « Michel Murr était un rival honnête et un ami très cher. Le Metn et l’ensemble du Liban viennent de le perdre ». Le secrétaire général du parti Tachnag, Hagop Pakradounian, a quant à lui déclaré avoir « perdu un ami qui a accompagné le parti et la communauté arménienne pendant près de 55 ans ».


le renard des politiciens libanais avait un plus par rapport aux autres : il aidait vraiment ses partisans.
11 h 15, le 01 février 2021