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Monde - Focus

Trump joue l’apaisement et vante son bilan

Trump joue l’apaisement et vante son bilan

Le président sortant Donald Trump quittant la Maison-Blanche hier, à bord de Marine One. Mandel Ngan/AFP

Quatre années « fantastiques », « l’honneur d’une vie » : Donald Trump a quitté hier la Maison-Blanche, quelques heures avant la fin de son mandat et la prestation de serment de Joe Biden. Le 45e président de l’histoire américaine, qui, pendant quatre ans, a piétiné tous les usages et, pendant plus de deux mois, refusé d’accepter sa défaite, est parti sans avoir rencontré son successeur. « Je reviendrai d’une manière ou d’une autre », a promis le milliardaire républicain, saluant une petite foule de partisans venus le saluer.

Après quelques mots aux journalistes, il a embarqué à bord de l’hélicoptère présidentiel Marine One. Il s’est ensuite envolé à bord d’Air Force One depuis la base militaire d’Andrews pour la Floride où il entamera dans son club de Mar-a-Lago, à 74 ans, sa vie d’ex-président.

Le président sortant a laissé une lettre à son successeur Joe Biden avant de quitter la Maison-Blanche, a indiqué Judd Deere, porte-parole de l’exécutif, quelques minutes après son départ.

S’il a finalement souhaité bonne chance à son successeur dans un message vidéo, le tempétueux milliardaire ne l’a jamais félicité et – fait sans précédent depuis 150 ans – a boudé sa cérémonie d’investiture à Washington.

Mardi soir, Donald Trump a pour la première fois souhaité la réussite de l’administration de Joe Biden, dans un message d’adieu diffusé à la veille d’une passation des pouvoirs organisée dans un pays profondément divisé, traumatisé par l’assaut meurtrier du Capitole. Sans nommer son successeur, Donald Trump a dit « prier » pour que son administration « réussisse à maintenir l’Amérique en sécurité et prospère ». « Nous lui présentons nos meilleurs vœux, et nous lui souhaitons aussi bonne chance, un mot très important », a ajouté le président sortant.

« Alors que je me prépare à remettre le pouvoir à une nouvelle administration (...), je veux que vous sachiez que le mouvement que j’ai initié n’en est qu’à ses débuts », a ajouté Donald Trump. Le 45e président des États-Unis, qui promettait de rendre sa grandeur à l’Amérique, le slogan de sa campagne victorieuse de 2016, laisse un pays exsangue et endeuillé par l’épidémie de coronavirus. Dans son message d’adieu, le défenseur de « l’Amérique d’abord » a aussi vanté son bilan économique et en politique étrangère. « Nous avons fait ce que nous étions venus faire, et bien plus encore », a-t-il affirmé. « J’ai affronté les batailles les plus rudes, les combats les plus durs, les choix les plus difficiles – parce que vous m’avez élu pour cela. » « Nous avons redynamisé nos alliances et rallié le monde entier face à la Chine comme jamais auparavant », a-t-il poursuivi. « Je suis particulièrement fier d’avoir été le premier président depuis des décennies à ne pas avoir engagé de nouvelles guerres », s’est targué le président sortant. « Je quitte cet endroit majestueux le cœur joyeux et l’esprit optimiste, totalement convaincu que pour notre pays et pour nos enfants, le meilleur est encore à venir. » Isolé, passant sa dernière journée à la Maison-Blanche, il quitte le pouvoir avec une cote de popularité au plus bas.

Trump gracie 73 personnes

Le président américain sortant a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé hier la Maison-Blanche, peu avant la fin de ses fonctions. « Le président Donald J. Trump gracie 73 personnes et a commué les peines de 70 autres », est-il indiqué dans un communiqué. M. Bannon, 66 ans, avait été l’un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d’être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain en 2017. Il a obtenu la clémence du président alors qu’il était accusé d’avoir détourné des fonds prétendûment destinés à la construction d’un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. M. Bannon avait plaidé non coupable.

Sur la liste des personnes graciées figure aussi son ex-collecteur de fonds Elliott Broidy, qui a plaidé coupable en octobre de lobbying illégal à l’étranger, et le rappeur américain Lil Wayne. Désigné sous son nom de Dwayne Michael Carter Jr, le rappeur a plaidé coupable le mois dernier de possession d’une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu’à dix ans de prison. Un autre rappeur, Kodak Black, incarcéré pour fausse déclaration, est également gracié, de même que l’ancien maire de Detroit, Kwame Kilpatrick, condamné en 2013 à 28 ans de prison pour corruption et extorsion de fonds.

La tradition de la grâce présidentielle remonte à George Washington.

Sources : agences

Quatre années « fantastiques », « l’honneur d’une vie » : Donald Trump a quitté hier la Maison-Blanche, quelques heures avant la fin de son mandat et la prestation de serment de Joe Biden. Le 45e président de l’histoire américaine, qui, pendant quatre ans, a piétiné tous les usages et, pendant plus de deux mois, refusé d’accepter sa défaite, est parti sans avoir rencontré son successeur. « Je reviendrai d’une manière ou d’une autre », a promis le milliardaire républicain, saluant une petite foule de partisans venus le saluer.Après quelques mots aux journalistes, il a embarqué à bord de l’hélicoptère présidentiel Marine One. Il s’est ensuite envolé à bord d’Air Force One depuis la base militaire d’Andrews pour la Floride où il entamera dans son club de...
commentaires (1)

En mettant de c{té la vantardise du personnage, il n'a pas complètement tort, Sans sa mauvaise gestion (c'est un euphémisme!) de la pandémie, son bilan pour l'Amérique aurait été extrêmement positif. Biden, est, personnellement, incapable de faire mieux. Il s'agit de quelqu'un de très versatile, il a déjà cent fois changé d'opinion sur pratiquement tous les sujets. Tout va dépendre, en fait, de son entourage.

Yves Prevost

07 h 19, le 21 janvier 2021

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Commentaires (1)

  • En mettant de c{té la vantardise du personnage, il n'a pas complètement tort, Sans sa mauvaise gestion (c'est un euphémisme!) de la pandémie, son bilan pour l'Amérique aurait été extrêmement positif. Biden, est, personnellement, incapable de faire mieux. Il s'agit de quelqu'un de très versatile, il a déjà cent fois changé d'opinion sur pratiquement tous les sujets. Tout va dépendre, en fait, de son entourage.

    Yves Prevost

    07 h 19, le 21 janvier 2021

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