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Sport - Rallye-raid

Le Dakar veut devenir vert et 100 % écoresponsable

Le Dakar veut devenir vert et 100 % écoresponsable

« Monsieur Dakar » porte bien son nom : à 55 ans, Stéphane Peterhansel a remporté vendredi dernier son 14e Dakar, son premier en Arabie saoudite, 30 ans après sa toute première victoire dans la compétition reine des rallyes-raids. Peterhansel (Mini), qui compte désormais huit victoires en auto et six en moto a devancé Nasser al-Attiyah (Toyota) et Carlos Sainz (Mini). Afrique, Amérique du Sud et Asie : Peterhansel a désormais triomphé sur tous les continents où le Dakar s’est posé. Franck Fife/AFP

Un Dakar plus écologique avec des véhicules plus respectueux des écosystèmes qu’il traverse et faire taire les critiques qui l’accusent de polluer : ce sont les objectifs que se sont fixés les organisateurs du célèbre rallye-raid, dont l’édition 2021 s’est conclue vendredi dernier en Arabie saoudite.

« Nous avons acquis une certitude : les voitures et les camions de demain se déplaceront avec des moteurs électriques ». À l’issue de la 8e étape, sur les rives de la mer Rouge, le patron du Dakar, David Castera, a dévoilé devant une bonne partie du bivouac le calendrier qu’il a fixé pour parvenir à un « Dakar vert ». Dès la prochaine édition, en 2022, une nouvelle catégorie va voir le jour, réservée aux voitures et camions 100 % électriques ou hybrides. En 2026, c’est tous les pilotes et équipages pros qui devront rouler dans des véhicules « zéro émission », c’est à dire sans gaz d’échappement. Enfin, après une période de transfert de technologie vers les concurrents amateurs, le Dakar veut être 100 % électrique à l’horizon 2030. « Le principe d’une base de moteurs électriques sera la même pour tous, explique David Castera. Le défi de demain, c’est comment on fabrique cette électricité. » Les organisateurs laissent la porte ouverte à toutes les technologies existantes ou futures pour produire l’électricité des moteurs.

La marque Audi, qui appartient au géant Volkswagen, a promis de rejoindre l’aventure grâce une petite structure, Q-sport, dirigée par Sven Quandt. À 64 ans, le patron de l’équipe connaît parfaitement le monde du rallye-raid : c’est lui qui est à l’origine du projet X-raid Mini, l’écurie six fois victorieuse sur le Dakar et tenante du titre avec Stéphane Peterhansel. Comment fonctionnera le prototype Audi ? Sven Quandt reste évasif : « Le futur, ce sera peut-être l’hydrogène, peut-être la microturbine, peut-être l’hybride avec un autre type de batterie, peut être une combinaison d’un peut tout ça. Ce qui est très bien, c’est que les organisateurs du Dakar laissent la porte ouverte à toutes les solutions techniques », se félicite-t-il.

Un autre projet a déjà fait parler de lui sur le Dakar : Gen-Z, porté par l’équipage formé par Cyril Despres, quintuple vainqueur de l’épreuve en moto, et Mike Horn, l’aventurier sud-africain. Lors de cette édition 2021, ils roulaient avec un buggy diesel Peugeot afin de recueillir un maximum de données et permettre la fabrication d’un prototype de voiture à pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène capable d’intégrer le Dakar dès 2023.

Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) doit développer la pile à combustible du projet, qui vise à terme la victoire finale. L’entreprise Vaison-sport, en Seine-et-Marne, assemblera toutes les pièces du puzzle. « 2023, c’est possible, mais c’est déjà demain. Il faut arriver à mettre au point un véhicule nouveau, avec de la place pour la pile à combustible, pour les réservoirs d’hydrogène, il faut repartir d’une feuille blanche pour que cela marche », explique Mathieu Parent, le responsable du projet.

Chez GCK, l’approche est plus globale. L’entreprise créée par le pilote de rallye tout-terrain et ancien skieur de freeride Guerlain Chicherit vise 2023 ou 2024 pour engager une voiture avec une pile à combustible à hydrogène. En attendant, la société a permis à 30 % du paddock de Neom de fonctionner grâce à 1 200 panneaux solaires installés dans le sable du désert saoudien. L’électricité produite a alimenté l’écran géant et le centre de presse notamment. Malgré quelques coupures, la technologie semble au point. Car c’est l’autre aspect sur lequel insiste Castera : le Dakar doit devenir un pionnier dans la transition écologique. Tous azimuts.

Boris DESCARGUES/AFP


Un Dakar plus écologique avec des véhicules plus respectueux des écosystèmes qu’il traverse et faire taire les critiques qui l’accusent de polluer : ce sont les objectifs que se sont fixés les organisateurs du célèbre rallye-raid, dont l’édition 2021 s’est conclue vendredi dernier en Arabie saoudite.« Nous avons acquis une certitude : les voitures et les camions...

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