Le portrait de Gebran Bassil posté par Mike Pompeo sur son compte Twitter.
Au cours d’un point de presse hier, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, qui doit quitter son poste à la tête de la diplomatie américaine dans une semaine avec l’entrée en fonctions du président élu Joe Biden, a assuré que son pays continuera de soutenir les Libanais dans leur lutte pour une bonne gouvernance.
Il a ainsi souligné que Washington s’est tenu aux côtés du peuple libanais « lorsqu’il avait rejeté le Hezbollah », qu’il a désigné comme étant « la marionnette terroriste de l’Iran ». Après avoir rappelé que l’administration américaine, « qui a mis la pression sur le Hezbollah, continuera de le faire », il a réitéré l’engagement de celle-ci en faveur du peuple libanais pour qu’il puisse mettre en place une gouvernance réussie. « Les États-Unis soutiennent l’incroyable lutte des Libanais qui sont descendus dans la rue pour protester contre la corruption et réclamer la mise en place d’un gouvernement non corrompu et engagé en faveur de réformes qui leur seront bénéfiques », a affirmé Mike Pompeo, avant d’insister sur le fait que « le Hezbollah est une organisation terroriste » et que Washington « ne veut pas que le Liban devienne un pays satellite de l’Iran ».
M. Pompeo, dont le passage de sa conférence de presse au sujet du Liban et du Hezbollah a été publié sur sa page Twitter, a abordé dans un autre tweet la question des sanctions infligées au chef du CPL, Gebran Bassil, affirmant que son pays ne se contente pas de menaces. « Nous ne nous contentons pas de paroles. Le département d’État a imposé des sanctions contre l’ancien ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, à cause de ses activités corrompues. » Il a accompagné son tweet d’un portrait du chef du CPL avec la mention « sanctionné ».


"... Nous ne voulons pas que le Liban devienne un pays satellite de l’Iran ..." - facile. Il vous suffit de garantir au Liban la protection des USA face à toute aggression venant de l’étranger (y compris d’Israel donc). Cela enlèvera la raison d’être du Hezbollah en tant que "résistance", et par là même toute possibilité d’ingérence iranienne... mais pour savoir cela il faut un minimum de jugeotte, ce qui ne semble pas être l’apanage de l’administration sortante.
14 h 19, le 15 janvier 2021